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Chers lecteurs de l’Avenir de l’Europe,


Deux évènements importants pour l’Europe sont venus marquer la fin de l’année 2007, la signature de Traité de Lisbonne et le lancement de l’Appel de Rome.

Après deux années de relatif immobilisme, c'est avec joie que l'Atelier Europe a accueilli la signature du Traité de Lisbonne, avancée majeure qui a permis à l’Union Européenne de sortir enfin de l’ornière institutionnelle. Nous saluons chaleureusement Nicolas Sarkozy, dont le volontarisme européen aura été en grande partie le moteur de cette relance. La question cruciale de la mécanique institutionnelle réglée, le chantier européen n’est cependant pas terminé. L’enthousiasme que suscite cette avancée institutionnelle ne doit pas nous détourner de tous les autres défis qu’il va falloir relever en 2008 : croissance et compétitivité, environnement et développement durable, politique agricole commune, énergie, politique monétaire et innovation. La France, qui prendra la Présidence de l’Union dès juillet 2008, aura un rôle de premier plan à jouer.

L’Appel de Rome, lancé conjointement par le Président Sarkozy, le Président Zapatero et le Président Prodi, marque une nouvelle étape dans le projet d’Union de la Méditerranée. Ce dernier, rappelons-le, n’a pas vocation à se substituer au processus de Barcelone ou à la politique européenne de voisinage, mais il tend à les compléter. Rendez-vous est donc pris le 13 juillet 2008 pour une rencontre à Paris entre tous les chefs d’Etat et de gouvernement des pays riverains de la Méditerranée ; il sera suivi le 14 juillet par un sommet en présence des représentants de l’Union Européenne.
 
Au nom de toute l’équipe de l’Atelier Europe, nous vous souhaitons une très belle année 2008 ! Puisse cette nouvelle année être l’occasion pour les politiques et les citoyens de l’Union de travailler main dans la main, afin que l’on construise, ensemble, l’Europe de demain.

Merci à tous pour votre intérêt et votre fidélité qui nous encourage chaque jour à poursuivre notre combat.

Vive l’Europe !

Vincent Yquel
Président de l'Atelier Europe

                                   
Camille Servan-Schreiber
Vice-Présidente de l'Atelier Europe





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    À l'occasion de la fête de l'Europe, l'Atelier Europe de l’UMP a organisé une soirée-débat sur le thème de « L’avenir des relations franco-allemandes dans une Europe élargie » en la présence de Monsieur Christian Heldt, Diplomate allemand et Conseiller auprès du Ministre français des Affaires Etrangères.


    Dans son propos introductif Vincent Yquel, Responsable de l’Atelier Europe, a salué les propos d’Angela Merkel qui au lendemain de la « victoire éclatante » de Nicolas Sarkozy a exprimé sa volonté « d’intensifier les relations-franco allemandes ». La modération du débat a été ensuite assurée par Camille Servan-Schreiber, Responsable du Pôle Etudes, Arnaud Magnier, Responsable des relations avec le Parlement Européen et Vincent Yquel.


    Monsieur Christian Heldt a souligné  qu’en dépit de réelles réussites de la coopération franco-allemande, beaucoup de lacunes persistent dans notre compréhension de l’autre. Ceci est vrai, par exemple, au niveau de la compréhension du fonctionnement des structures législatives. Ainsi, en Allemagne, les lois doivent être adoptées par tous les Länder avant d’être adoptées au niveau fédéral. Sur le projet de traité simplifié proposé par Nicolas Sarkozy, Monsieur Christian Heldt souligne que la classe politique allemande a plutôt bien accueilli ce projet. L’objectif de la Présidence allemande  est d’ailleurs de trouver un consensus avec les partenaires européens sur UN traité constitutionnel (et non sur LE traité constitutionnel).  Monsieur Christian Heldt a dailleurs rappelé la position exprimée par Michel Barnier sur ce sujet : Il faut rapidement se mettre d’accord sur une « boite à outils » qui puisse faire fonctionner cette machine énorme qu’est devenue l’UE à 27.

    Sur la question de l’élargissement et plus particulièrement sur la question de la Turquie, Monsieur Christian Heldt rappelle qu’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont des points de vue similaires. Madame Angela Merkel est en effet très attentive au concept de « capacité d’absorption » de l’UE. Malgré les engagements pris par son prédécesseur G. Schröder, elle privilégie la piste des « partenariats privilégiés », que ce soit avec l’Ukraine ou avec la Turquie.

En conclusion, Monsieur Christian Heldt a expliqué qu’il faudrait mettre encore « plus de bonne volonté et de tolérance » dans nos relations.


Un compte-rendu est aussi disponible ici.
Des photos sont en ligne .

Meine Damen und Herren, liebe Freunde

Es ist uns eine große Freude und hohe Ehre, heute Abend Herrn Christian Heldt begrüßen zu dürfen. Herr Christian Heldt is in Bayern geboren. Er ist heute Diplomat und Berater des deutschen Ministeriums für Außenpolitik hier in Paris. Ich bedanke mich bei Ihnen, Herr Christian Heldt, dass Sie unsere Einladung angenommen haben, und sich heute Abend mit uns auszutauschen.
 

An diesem bedeutenden Tag für Europa streben wir Gespräche über die Deutsch- Französische  Beziehung  der Zukunft an. Bundeskanzlerin Angela Merkel hat nämlich Nicolas Sarkozy "zum überzeugenden Wahlsieg" bei der französischen Präsidentschaftswahl gratuliert. Sie wünschte dem Wahlsieger für die Ausübung seines verantwortungsvollen Amtes viel Glück und Erfolg. Angela Merkel betonte auch noch, dass unter dem neuen Amtsinhaber die bewährte deutsch-französische Freundschaft auch weiterhin Grundlage sein werde, um Frieden Demokratie und Wohlstand in Europa dauerhaft zu sichern.
 
Es lebe die deutsch-französische Freundschaft !
 
Vincent Yquel
Madame, Monsieur, mes chers amis,
 
Nous voulons l'Europe de toutes nos forces et de tout notre cœur, parce que l'avenir de l'Europe c'est l'avenir de la France. L'Europe constitue en effet la seule solution pour pouvoir espérer continuer à s'asseoir autour de la table des grands, dans un monde de plus en plus complexe et qui évolue de plus en plus rapidement. Il s'agit donc de comprendre et d'intégrer dans nos esprits que l'ambition européenne est le prolongement et non le contraire d'une ambition française.
 
Malheureusement, comme viennent de le rappeler si justement Alain Lamassoure et Michel Barnier, le rêve européen est aujourd‚hui en risque. La construction européenne est en train de connaître sa crise la plus grave depuis l'origine.

Or, comme le souligne Nicolas Sarkozy dans son discours de Strasbourg, l'Europe est aussi ce par quoi la jeunesse française se réconciliera avec le monde. L'Europe est aussi ce par quoi la jeunesse européenne retrouvera l'espérance. L'Europe est aussi ce par quoi toutes les jeunesses d'Europe pourront avoir des rêves plus grands que ceux de leurs parents. Quel plus bel objectif assigner à la politique que celui de permettre à la jeunesse d'avoir de grands rêves et de les vivre ? Parce que ce sont les rêves qui poussent la jeunesse à aller jusqu'au bout d'elle-même et parce que c'est après les rêves de sa jeunesse que l'homme court toute sa vie.

En tant que jeune, nous avons donc le devoir, comme l'ont fait en leur temps nos parents et nos grands-parents, de nous retrousser les manches, de prendre notre destin en main, de nous projeter dans l'avenir et de dessiner le monde dont nous rêvons pour nous et nos enfants. Et c'est parce que jamais l'élection d'un Président français n'aura été aussi importante pour l'avenir du grand rêve européen, que le premier de nos devoirs est de voter pour Nicolas Sarkozy !

 

 
Vincent Yquel
Président de l'Atelier Europe de l'UMP




SARKOZY.FR


Le lundi 26 mars, à l’occasion du cinquantième anniversaire de Traité de Rome, s’est tenu à l’Assemblée Nationale une conférence organisée par l’Atelier Europe de l’UMP, sur le thème du défi européen. Michel Barnier, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, a présidé cette conférence, qui avait comme invitée d’honneur Salomé Zourabichvili, ancienne Ministre des Affaires étrangères de Géorgie et actuellement présidente de la Voie de la Géorgie.

Dans leur discours introductif, Vincent Yquel et Camille Servan-Schreiber ont, tour à tour, rappelé les enjeux de l’Europe et la nécessité d’un débat constant sur le sujet, qui ne doit pas être cantonné aux échéances électorales.

Jean François-Poncet, ancien ministre des Affaires étrangères, aujourd’hui sénateur, qui fut l’un des principaux acteurs des négociations du Traité de Rome, a insisté sur la nécessité d’une volonté politique pour résoudre les problèmes actuels, notamment institutionnels. Cette volonté politique a permis de dépasser les clivages en 1957 et de trouver des compromis qui ont abouti à la signature du Traité de Rome.

Michel Barnier a rappelé la nécessité de créer un intérêt pour maintenir l’envie de vivre ensemble et a qualifié la Constitution de « texte utile mais juridiquement inutilisable ». Or « les autres régions du monde ne nous attendent pas, et le rêve européen est aujourd’hui en risque ». La menace est double, à la fois interne (réflexes nationaux, projet européen inachevé) et externe (réchauffement climatique, terrorisme et montée de l’islamisme radical). Question : Devons nous faire face à ces défis « en étant solitaire ou en étant solidaire » ? Michel Barnier a alors souligné l’urgence de débloquer les institutions, et de faire adopter par le Parlement un mini traité ou un nouvel acte unique portant sur le développement équitable et centré sur des thématiques telles que l’environnement, l’énergie et les services publiques. Sur le plan international, il est indispensable, a-t-il martelé, que l’Union européenne revienne à la table de ceux qui décident de l’ordre du monde.

Salomé Zourabichvili a rappelé que les cinquante ans du Traité de Rome, ce sont aussi les cinquante ans de l’insurrection hongroise de Budapest et de l’entrée des chars soviétiques en Hongrie. Ainsi, il ne fait pas de doutes selon elle que vue du Caucase, l’Union européenne est une extraordinaire réussite, et que le dernier élargissement peut-être considéré comme l’un des succès de la politique extérieure de l’UE. Elle a ensuite plaidé pour un Monsieur ou une Madame Voisinage, qui permettrait de renforcer les relations avec les pays voisins.

Avant que le débat ne s’instaure avec la salle, Baudoin Bollaert nous a fait partager ses expériences de correspond du Figaro dans les capitales européennes, à chaque moment clé de la construction de l’Union européenne. « L’Europe n’est pas en panne, mais il y a toujours un doute sur les finalités politiques de l’Union européenne».



Des photos sont en ligne ici .

Nous sommes très heureux de vous accueillir en cette soirée du 26 mars au Palais Bourbon, lieu de débat et de discussion par excellence. Nous tenons à remercier chaleureusement tous ceux qui ont permis l’organisation de la réunion de ce soir. Nous remercions en premier lieu le Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur Patrick Ollier, le Président du Groupe UMP à l’Assemblée, Monsieur Bernard Accoyer, et Monsieur Bernard Pousset, député de l’Indre, qui nous accueillent ce soir et nous permettent de nous réunir en ce lieu si prestigieux. Nos remerciements s’adressent aussi à nos intervenants qui nous font l’honneur d’être parmi nous ce soir pour éclairer notre réflexion.

Après la Guerre est venue la Paix. Et c’est pour préserver cette Paix sur le continent européen que les pères fondateurs de l’Union ont imaginé les Etats-Unis d’Europe.

Malgré bien des obstacles, qui semblaient infranchissables, les générations qui ont fondé l’Europe – nos parents et grands parents – ont fait l’Union, dont nous célébrons ce soir le 50è anniversaire, l’Euro, le marché commun, et l’espace Schengen.  Un immense travail pour bâtir la réalité européenne. Des succès, des échecs, des espoirs, des craintes, et surtout des projets….. qui ont dessiné au fil du temps une organisation inédite, fondée sur le principe des souverainetés partagées.

Aujourd’hui que voyons nous de L’Europe ? le couple franco allemand en difficulté, l’Euro parfois remis en question, un élargissement qui divise,  une Constitution rejetée, les Etats-Unis qui parlent de la vieille et la nouvelle Europe, la Russie qui menace nos nouveaux voisins avec son robinet de gaz ….

Pas facile de faire rêver dans un tel climat. L’Union des Etats n’a pourtant jamais été aussi nécessaire qu’aujourd’hui. Et quoiqu’on en dise, les jeunes aiment l’Europe et ce sont eux qui feront l’Europe de demain. Courrier International titrait récemment « Quand je serai grand je serai Eurocrate ». Malgré la crise actuelle, l’histoire de l’Union est loin d’être terminée. Comme a récemment déclaré Mme Goulard, « l’Europe c’est tellement beau, les gens finiront bien par s’en apercevoir ».

L’Europe reste un modèle socio-économique et de gouvernance pour un grand nombre de pays dans le monde. Et malgré les nouvelles puissances d’Asie, l’Union reste le deuxième ensemble économique le plus puissant au monde. Les américains ne s’y trompent pas, et 60% de leurs investissements se font en Europe.

L’Europe, prise entre les ambitions nationales et le destin de sa communauté a besoin d’oxygène. Un nouvel élan vers une vision à jour, car les rêves des européens ont changé en un demi siècle. Selon la jolie formule de Christine Ockrent, il faut « réenchanter » le rêve européen.
Alors le défi européen, qu’est ce que c’est aujourd’hui ?
•    Promouvoir et stimuler  l’innovation
•    Saisir la mondialisation en se prévenant de ses excès
•    Mettre en place une voix politique et une force militaire pour faire face aux crises du monde.
•    S’imposer sur la scène internationale comme un acteur cohérent
•    Défendre ses intérêts économiques et commerciaux
•    Préparer les énergies de l’avenir
•    Faire en sorte que ces réussites favorisent l’émergence d’une identité européenne, d’un « vouloir vivre ensemble », autour de valeurs, d’institutions et d’ambitions communes.

Célébrer le 50è anniversaire du Traité de Rome ne doit pas nous faire tomber dans la nostalgie. Il s’agit au contraire d’une opportunité que nous devons saisir pour  rebondir,  nous tourner résolument vers l’avenir et donner un nouveau souffle, un nouvel élan  à la construction européenne. D’ailleurs, comme aime à le souligner Jacques Barrot, vice-président de la Commission européenne, “l’Europe aura le visage que la jeune génération aura décidé de lui donner”.

De la campagne référendaire de 2005, un enseignement s’impose : quel que soit le talent et la détermination des acteurs de l’Europe, qu’ils soient politiques ou issus de la société civile, leur message volontariste ne peut seulement être entendu lors des grandes échéances électorales ! La France, pays fondateur de l’Union à l’initiative de toutes les grandes avancées - du traité de Rome à la Convention pour l’avenir de l’Union - mérite un débat constant, à la hauteur de son engagement historique pour l’Europe. Il est à la fois de la responsabilité de la jeunesse et des citoyens engagés au sein de leurs familles politiques, d’être à la pointe de cette ambition.

C’est précisément en s’inscrivant dans cette perspective, au lendemain de la convention sur l’Europe, organisée en septembre 2005 par Alain Lamassoure et François Fillon, à la demande de Nicolas Sarkozy que l’Atelier Europe a été crée.

L’Atelier Europe est ainsi né d’une double volonté, d’une part, de mettre en lumière les bienfaits que l’Europe nous apporte d’ores et déjà au quotidien et d’autre part, de réduire la distance qui s’est établie entre les citoyens et le projet européen, et ce en produisant un débat populaire et de qualité.

Pour débattre ce soir de ces sujets, nous avons le plaisir, le privilège et l’honneur d’accueillir parmi nous quatre personnalités qui ont  gentiment accepté de donner un peu de leur temps, pour venir partager avec nous leur expérience :

➢    C’est tout d’abord avec une émotion particulière, en tant que Savoyard, que je vous demande d’applaudir tout d’abord, Michel Barnier. Militant dès l’âge de 14 ans, Michel Barnier a démarré sa carrière politique en Savoie. Il a été pendant près de vingt ans, député et Président du Conseil Général de ce département. Michel Barnier est devenu par la suite et successivement,  Commissaire européen en charge de la politique régionale et de la réforme des institutions, Ministre des Affaires étrangères, et maintenant depuis plus d’un an, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, notamment sur les questions européennes et internationales. Michel Barnier est aussi président fondateur du club politique Nouvelle République.

➢    Je vous demande d’applaudir ensuite notre invitée d’honneur, Mme Salomé Zourabichvili, ancien Ministre des Affaires Etrangères de Géorgie et Présidente de la Voie de la Géorgie. Mme Zourabichvili est également Chevalier de l’ordre français du mérite. Au service de la France, elle a suivi une carrière diplomatique qui l’a conduite, de Rome à N’Djamena en passant par Washington. Elle fut également représentant permanent adjoint de la France auprès de l’Union de l’Europe occidentale à Bruxelles de 1993 à 1996.

➢    Je vous demande également d’applaudir comme il se doit, Monsieur Jean François-Poncet, ancien Secrétaire général de la présidence de la République, ancien ministre des Affaires étrangères, aujourd’hui sénateur, vice-président de la Commission des affaires étrangères du sénat et membre du conseil d’administration du think-tank Notre Europe. Monsieur Jean François-Poncet fut également Secrétaire général de la Délégation française chargée de négocier les Traités du Marché Commun et de l'EURATOM en 1957, il a été à ce titre l'un des principaux acteurs des négociations du Traité de Rome.

➢    Enfin, je voudrais remercier chaleureusement, M. Baudoin Bollaert, qui a si gentiment accepté de remplacer au pied levé Sylvie Goulard qui a eu malheureusement un empêchement de dernière minute. M. Baudoin Bollaert est journaliste, ancien rédacteur en chef au Figaro pour lequel il a longtemps été le correspondant à Bonn, Londres, Rome, Washington et à Bruxelles. Il a également été correspondant pendant 10 ans à Rome, Londres et Washington pour Europe 1.
Spécialiste des questions européennes, Baudoin Bollaert est aujourd’hui chargé d’enseignement à l’Institut d’Études Politiques de Paris et à Paris II, spécialisé dans les relations internationales.


Camille Servan-Schreiber & Vincent Yquel
Salle Colbert, Assemblée nationale, 26 mars 2007




Paris - 9 janvier 12h05 - Assemblée Nationale

Accord de Londres – L’Atelier Europe des Jeunes Actifs de l’UMP se joint aujourd'hui à l’appel national en faveur de l’innovation présenté à l'Assemblée Nationale par le député UMP Jean-Michel Fourgous, et demande l’inscription urgente de la réforme du brevet européen, à l’ordre du jour du Parlement.
 
Par sa décision du 28 septembre 2006, le Conseil constitutionnel français a déclaré conforme à la Constitution française  l’accord international intergouvernemental conclu à Londres le 17 octobre 2000 et signé par la France le 30 juin 2001.

L’accord de Londres a notamment pour objet de simplifier le fonctionnement du brevet européen et d’en alléger le coût. Il s'intègre parfaitement dans le cadre de la stratégie de Lisbonne, décidée lors du Conseil
européen de mars 2000 et qui a pour objectif de faire de l’Union européenne « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d'ici à 2010 », par un soutien ambitieux à  la recherche et à l'innovation. 
  De de gauche à droite :
Vincent Yquel, Jean-Michel Fourgous, Camillle Servan-Schreiber
Camille Servan-Schreiber, responsable du Pôle Études de l’Atelier Europe, rappelle qu’il faut cesser de «découpler systématiquement la force de frappe que représentent les droits de propriété intellectuelle et la culture, et de séparer la diplomatie des intérêts économiques. C’est le seul moyen pour la France de retrouver une place forte en Europe.»
Comme le souligne , Vincent Yquel, responsable de l’Atelier Europe, « à l’heure où les coûts d’obtention du brevet européen sont de très loin supérieurs à ceux des Etats-Unis, de la Chine ou du Japon, c’est l’Europe toute entière qui pourrait mieux défendre ses parts de marché, la rendant, de fait, plus compétitive et donc créatrice d’emplois.»

Jean-Michel Fourgous a martelé que «la croissance, c'est du capital et de l'intelligence, et c'est sur ce dernier point qu'il faut agir». En conclusion de cette conférence de presse,  le député UMP a annoncé qu'il va lancer «un appel national en faveur de l'innovation dans le monde politique, le monde  économique» et qu'il importe de «mobiliser les énergies de ce pays».


L’Atelier Europe des Jeunes Actifs de l’UMP
presse@ateliereurope.eu


Signez l'Appel national en faveur de l'innovation.


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