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Nicolas Sarkozy et Abdelaziz Bouteflika
10 juillet 2007.
Photo © D.R.

Suite aux différents projets qui ont plus ou moins aboutis entre les pays du sud méditerranéen et certains pays européens (Espagne, France…), Nicolas Sarkozy souhaite insuffler un nouvel élan à la politique méditerranéenne en instituant une Union Méditerranéenne.

Son rôle et son action seraient de renforcer le partenariat des politiques économiques, migratoires et de codéveloppement entre les différents acteurs.

 

La genèse de l’Union Méditerranéenne:

Lors de sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait envisagé la création de cette Union Méditerranéenne. Loin d’être le clone d’une "Union Européenne du Sud", celle-ci serait avant tout une organisation de coopération économique où les pays membres jouiraient d’un statut de « partenaire privilégié » à l’image de ce que souhaite le chef de l'État pour la Turquie.

C'est lors de la campagne de l'élection présidentielle que quelques éléments de contenu ont été donnés :

  • Lutte contre le terrorisme ;
  • Gestion concertée des migrations ;
  • Développement des échanges économiques (commerce, investissements, énergie, gestion de l’eau, ...)
  • Institutions communes : un Conseil, une Banque, des rencontres périodiques des chefs d’Etat.

 

Quelle forme et quelles institutions pour l’Union Méditerranéenne? :

En initiant les nouvelles bases de cette politique méditerranéenne, Nicolas Sarkozy souhaite aussi s’appuyer sur les politiques de coopérations déjà existantes depuis 30 ans (union douanière, accords de commerce et de coopération…) . L’union Méditerranéenne s’inscrit donc dans une continuité de projets et d’ambitions. Cette politique volontariste pour le développement du monde méditerranéen reflète aussi l’ambition d’affirmer l’héritage d’une civilisation méditerranéenne porteuse de valeurs universelles. Les différentes cultures du monde méditerranéen, fières d’un certain héritage humaniste, sont aussi tournées vers un avenir commun dont l’Union Méditerranéenne est la plus belle illustration.

Le projet étant encore au stade de l’étude, aucune forme particulière d’institutions n’a été décidée pour l’Union Méditerranéenne. Lors d’une conférence à l’IFRI le 22 novembre denier, l’ambassadeur en charge du projet du projet d'Union Méditerranéenne, Alain Le Roy, a précisé que la France était à l’écoute des idées et des propositions des partenaires intéressés.


Les domaines d’actions de l’Union :

Le rôle de l’Union Méditerranéenne ne sera pas de se substituer aux politiques bilatérales déjà existantes. Ainsi l’Union Méditerranéenne jouera un rôle prépondérant dans la coopération économique et son action restera en dehors du champ politique. Pour mettre en place ces projets de coopération économique une Banque Méditerranéenne d’Investissement pourrait être créée.

La réunion des dirigeants des Etats riverains de la Méditerranée qui aura lieu en France à l’invitation de Nicolas Sarkozy, en juin 2008, devrait être consacrée à la "sélection d’un nombre limité de ces projets", a expliqué l'Ambassadeur en charge du Projet de l'Union Méditerranéenne Alain Le Roy. D’ici là, la diplomatie française travaillera avec ses homologues méditerranéens ainsi qu’avec la société civile pour "proposer, élaborer et évaluer" des propositions de coopération, a-t-il ajouté.

Néanmoins le Cercle des économistes a déjà identifié cinq domaines d’action potentiels pour la future Union méditerranéenne : l’agriculture et la pêche, l’industrie (et particulièrement l’énergie, le textile et les technologies de l’information et de la communication), l’immigration choisie, l’investissement (notamment le financement des PME) et la protection civile (incendies, ...).


Quid des membres de cette Union?
L’Union Méditerranéenne est une organisation ouverte à tous les pays riverains de la Méditerranée souhaitant s’engager davantage dans la coopération économique. Selon Alain Le Roy, « l’engagement des pays dans l’Union pourra se faire à géométrie variable ». Néanmoins, certains domaines, comme les pollutions marines, ne pourront être traités efficacement qu'avec l'implication de l’ensemble des pays de l’Union.

Alain Le Roy, ainsi que le secrétaire d'Etat aux Affaires Européennes, Jean-Pierre Jouyet, mènent actuellement une diplomatie active pour tenter de faire surmonter le scepticisme de certains partenaires de la France, au Sud comme au Nord de la Méditerranée. Ils s'attachent notamment à préciser le contenu du projet français à des pays comme le Portugal, l’Espagne ou l’Allemagne.


Le projet d’Union Méditerranéenne, porté par Nicolas Sarkozy, se situe dans la continuité des politiques déjà existantes entre certains pays et mises en oeuvre par le processus de Barcelone. Ces politiques ont notamment  contribué au développement d'un fort partenariat économique entre les pays européens et les pays du sud Méditerranéen. A un stade moins avancé le développement des coopérations politiques (particulièrement en raison des conflits au proche-orient), sociales et culturelles demeure un des objectifs essentiel du processus de Barcelone et sera donc aussi poursuivi au sein de l'Union Méditerranéenne.

Le nouveau projet d'union Méditerranéenne a pour but essentiel de développer la coopération économique, de définir en commun des politiques migratoires et de codéveloppement. C’est aussi, après la construction de l’Union Européenne, une grande ambition pour affirmer l’héritage culturel commun des pays riverains de la Méditerranée, et leur proposer ainsi un avenir tourné vers la paix, l’échange, le développement et la prospérité.

 

Cédric GAUTHIER
Atelier Europe
Groupe Développement Durable & CoDéveloppement





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« L'appel de Rome pour la Méditerranée »

par
le Président Sarkozy, le Président Zapatero et le Président Prodi


« L'intégration européenne se stabilisera au stade du Traité Simplifié
et la construction européenne se poursuivra par projets nouveaux »


Hubert Védrine (2007)



Le 20 Décembre dernier, le Président SARKOZY, le Président ZAPATERO et le Président PRODI ont lancé l’appel de Rome, avancée majeure dans la mise en place du Projet d’Union de la Méditerranée. Pour comprendre le contexte dans lequel cet évènement prend place, l’Atelier Europe trace une rétrospective des projets « méditerranéens » de ces trente dernières années. Cette mise en perspective permet de mesurer au mieux les grands enjeux de ce Projet d'Union de la Méditerranée.

Chronologie des projets autour de la Méditerranée depuis les années 70:

  • 1972: « Politique Méditerranéenne Globale », devenue « rénovée » en 1990.

  • 1990: création d'un dialogue entre 5 pays du Nord de l'Union Européenne et 5 pays du Sud de la Méditerranée (« 5+5 » France, Espagne, Italie, Portugal, Malte + Algérie, Maroc, Mauritanie, Tunisie, Libye) à la suite d’une idée lancée par François Mitterrand et Claude Cheysson.

  • 1994: « Forum Méditerranéen », à l'initiative de la France et de l'Egypte

  • 1995: Lancement du Processus de Barcelone, dans la foulée de la signature des accords d’Oslo.

  • Le Processus de Barcelone avait 3 grandes ambitions:

    • accélérer le développement économique des pays riverains de la Méditerranée,

    • réduire les flux migratoires vers le Nord,

    • établir une vaste zone de sécurité et de paix dans le respect des Droits de l'Homme.

  • Signature, sous l'impulsion de la France et de l'Espagne, du « Partenariat Euroméditerranéen » entre 15 pays de l'Union Européenne et 12 pays méditerranéens du Sud et de l'Est. Aujourd'hui, 7 accords d'associations entre 27 pays de l'UE et 10 méditerranéens ont déjà été signés dans l'optique de la mise en place d’une zone de libre échange d'ici à 2010. 

  • 1996: ouverture du Fonds MEDA (Mennonite Economic Development Associates). Fonds d’aide aux réformes sur le modèle des fonds PHARE et TACIS pour l’Europe centrale et orientale, MEDA vise à mettre en œuvre les mesures de coopération destinées à aider les pays tiers méditerranéens.

  • 2002: « Facilité euro-méditerranéenne d'investissement (privé) et de partenariat »

  • 2003: Lancement d'une « Politique Européenne du Voisinage » pour les pays de l'Est et du Sud qui n'ont pas vocation à entrer dans l'Union Européenne. Le principe est le suivant : « tout partager sauf les institutions ». En clair, cette politique vise à gérer les relations de l’UE avec les pays tiers qui n’ont pas de vocation immédiate à intégrer l’UE.

  • 2004: adoption d'un instrument financier de voisinage et de Partenariat devant prendre le relais du MEDA en 2007.

La liste est longue, mais malgré toutes ces mesures, de véritables partenariats avec les pays riverains de la Méditerranée n’ont pas vu le jour. Le climat de confiance peine à s’instaurer. Or celui-ci est doublement indispensable, afin :

  • d’une part que les pays de la Méditerranée croient en leur développement,

  • et que, d’autre part, ceux de l'UE osent s’investir, économiquement et culturellement dans cette zone.


Quelles sont les raisons de ce bilan mitigé ?

Jusque-là, cette idée d'une Union de la Méditerranée était portée par des intellectuels, chefs d'entreprises, banquiers, élus, chefs d'Etat,... et non par les peuples concernés. En outre, mis à part la France et l'Espagne à l'occasion du Processus de Barcelone en 1995, les autres pays de l'UE ne considéraient pas ce projet comme prioritaire. Dans les années 90, la priorité était donnée à l'élargissement à l'Est, et non vers le Sud. Le Processus de Barcelone a également été victime de l'échec du Processus de Paix du Moyen-Orient. Il faut aussi rappeler que les impacts économiques et sociaux des économies des pays du Sud de la Méditerranée dans l'économie européenne d'une part, et mondiale d'autre part, ont été fortement sous-estimés. Pourtant, la mondialisation a ouvert de nouvelles perspectives de partenariats entre ces pays Sud Méditerranéens et le reste du Monde (Etats-Unis, Asie, ...).

Enfin, les pays arabes du pourtour méditerranéen ont leurs propres préoccupations (conflit du Proche-Orient, pression islamiste, ...) et n'ont pas réussi à progresser vers l'Union du Maghreb pourtant annoncée il y a 18 ans.

Aujourd'hui, de nouveaux éléments rendent la relance de ce grand projet d'Union Méditerranéenne viable et nécessaire :

  • Le contexte politique national, européen et international : Nicolas Sarkozy souhaite une élaboration en commun de politiques de développement, mutuellement avantageuses, et non un nouveau programme d’aide aux pays riverains de la méditerranée. L'élargissement à l’Est est quasiment digéré, malgré encore quelques amertumes face au plombier polonais. Enfin, plus largement, dans un contexte global alliant une économie mondialisée et une montée des tensions sur la scène internationale, nous avons le devoir de renforcer le dialogue autour de la « mare nostrum ». Le silence et l'inaction ne font qu’alimenter les peurs, la démagogie et l'immobilisme.
  • Sur le plan économique, de nouveaux modèles de partenariats et de développement ont fait leurs preuves ailleurs, notamment au Japon. Ils peuvent certainement être adaptés et répliqués dans le contexte méditerranéen. Des secteurs porteurs pour la croissance sont à envisager sérieusement comme le textile, l'agriculture, l'énergie, l'écologie, …
La valeur ajoutée de l'Union de la Méditerranée est un nouvel élan politique fort:

  • pour renforcer la coopération, et non l'intégration, en Méditerranée

  • pour mobiliser et impliquer davantage les sociétés civiles, qui ont été souvent trop oubliées dans les politiques précédentes (ONG, associations, entreprises, collectivités locales, ...)


Ce Projet d'Union de la Méditerranée doit s’inscrire dans un contexte global de mondialisation, dans lequel se forment des groupements régionaux économiquement hétérogènes. Nous devons organiser ensemble un développement du Sud, avec l'Europe, mais aussi nos alliés sur la scène internationale.

Les 2 dates annoncées lors de l'appel de Rome (13 et 14 juillet 2008) seront l'occasion de réaliser un point d'étape sur les avancées du projet.





Paul DOUCET
Co-Responsable du Groupe Développement Durable
et Co-Développement

Camille SERVAN-SCHREIBER
Vice-Présidente, Responsable du Pôle Etudes






Source: « 5+5=32 Feuille de route pour une Union Méditerranéenne »

Le Cercle des Economistes et Hubert Védrine (Ed. PERRIN 2007)



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 La France et la Hollande ont voté au "non" au traité constitutionnel. Les États-membres de l'UE s'apprêtent à adopter un traité modificateur qui reprend l'essentiel des dispositions du traité rejeté. Est-ce qu'une nouvelle fois la construction européenne ne se fait-elle pas dans le dos des citoyens? Leur souveraineté est-elle vraiment respectée?
Monsieur le Député européen Alain Lamassoure nous répond.


    Les souverainistes s’indignent de ce que le traité qui remplace le projet de constitution européenne rejeté par référendum puisse être soumis à une « simple » ratification parlementaire. S’agit-il d’une atteinte à la souveraineté populaire ? Non, pour trois types de raisons.

    1 – Dans le cas de la France, c’est le peuple lui-même, lors de l’élection présidentielle, qui a mandaté Nicolas Sarkozy pour renégocier un traité ordinaire, dont le candidat a répété à de nombreuses reprises qu’il le soumettrait au seul Parlement. La situation aurait été très différente si les Français avaient élu Madame Royal : elle proposait de négocier une nouvelle Constitution, à soumettre à un nouveau référendum. C’est bien pour faire trancher ce genre de décisions que la France a choisi de faire élire son Président au suffrage universel.

    2 – La procédure du référendum n’est ni la seule expression de la volonté populaire, ni même la meilleure. Selon la question posée et selon le contexte politique général, elle peut être une excellente procédure démocratique, ou, au contraire, le moyen de légitimer tous les abus de pouvoir. Ce n’est pas un hasard si c’est l’instrument favori de toutes les dictatures, et si des démocraties exemplaires le bannissent au niveau national (Allemagne, Etats-Unis, Belgique), ou n’y recourent que très exceptionnellement (Royaume-Uni, Espagne, Pays-Bas), ou l’encadrent dans une réglementation très stricte (Italie, Suisse, certains Etats des USA).
    La grande faiblesse du référendum est qu’il ne permet aucun amendement : le texte est à prendre ou à rejeter en bloc. Plus il est long et complexe, moins le référendum est la procédure adaptée. C’est alors au Parlement d’agir, avec sa faculté de débattre publiquement, et d’apporter d’éventuelles modifications. S’il n’y a pas eu de « plan B » après le référendum du 29 mai 2005, c’est qu’entre les trotskistes, José Bové, Fabius et le Front national, les tenants du « non » étaient bien incapables de se mettre d’accord sur une rédaction alternative ! En revanche, le référendum est bien adapté lorsqu’il s’agit d’un choix politique majeur, engageant durablement la nation, comportant à l’évidence deux solutions opposées claires et compréhensible par tous : déclaration d’indépendance du pays, remplacement de la monarchie par la république, abandon de la conscription militaire, remplacement de la monnaie nationale par l’euro, abandon de la peine de mort …

    3 – Enfin, il faut bien comprendre que, dans le cadre européen, le recours à des référendums nationaux pose un problème particulier : que faire si certains pays répondent « oui » et d’autres « non » à la même question ? Pourquoi la souveraineté populaire de la France serait-elle supérieure à celle de l’Espagne, ou inversement ? C’est pourquoi, à mon sens, le moment est venu de se mettre d’accord, entre Européens, sur le principe suivant : ou bien un nouveau traité correspond à une simple modification des traités existants, et la ratification parlementaire est alors préférable (cas du traité de Lisbonne). Ou bien, il s’agit d’un vrai changement de nature de l’Union (par exemple, le jour où on lui transfère la pleine compétence en matière de politique étrangère et de défense), et il faut alors soumettre le texte, non pas à un référendum ici et là, mais à 27 référendums organisés dans tous les pays le même jour. En annonçant à l’avance que ceux où le « non » l’emporte ne participeront évidemment pas à la nouvelle Union, mais n’auront pas le pouvoir d’empêcher les autres de le faire : de même, le peuple danois était parfaitement libre de refuser l’euro pour son propre usage, mais au nom de quoi aurait-il eu le pouvoir d’empêcher l’Allemagne, la France et leurs voisins de fusionner leurs propres monnaies ? Cela fait partie des règles dont la démocratie d’échelle européenne, encore dans l’enfance, devrait maintenant se doter.




L'Atelier Europe remercie chaleureusement Monsieur le Député européen pour sa participation aux Lundis de l'Europe, ainsi que pour sa disponibilité et l'aide qu'il lui apporte.
Nous vous invitons à le retrouver sur son site.
Ainsi qu'à voter pour lui et Nicolas Sarkozy!

Présidence française de l’Union, Comité des Sages :
l’Atelier Europe se mobilise et répond à l’appel de Margie Sudre




Pour remettre la France au centre de l’Europe, rompre avec l’immobilisme et proposer un agenda qui soit à la fois original, créatif, cohérent, et qui prenne en compte les priorités européennes, la mobilisation des toutes les énergies est indispensable. Toujours soucieux d’approfondir sa vocation de rapprocher les citoyens et les décideurs, l’Atelier Europe se consacrera pleinement dans les prochains mois à la Présidence française. Notre objectif est double : proposer des sujets qui pourraient être à l’ordre du jour de cette Présidence, et jouer le rôle d’interface entre les citoyens et les députés européens. Proposer, communiquer, relier : tels sont les objectifs que poursuit l’Atelier depuis sa création il y a maintenant deux ans.

                
Camille Servan-Schreiber
Vice-Présidente
Responsable du Pôle Études





Présidence française de l'Union: mobilisons-nous !


Le président Nicolas Sarkozy l'a proclamé avant même sa prise de fonction : remettre la France au centre de l'Europe est l'une de ses "priorités absolues". Il l'a réaffirmé le 27 août dernier dans son discours devant la conférence des ambassadeurs.

L'accord en vue du traité simplifié a marqué le retour de la France en Europe, en juin dernier. Le président de la République souhaite d'ailleurs que la France soit "le premier pays à ratifier ce nouveau traité", afin que ce texte entre en vigueur avant les prochaines élections européennes du printemps 2009.

Il appelle également de ses voeux la création d'un Comité des sages européen pour réfléchir à la question essentielle : "Quelle Europe en 2020-2030, et pour quelle mission ?" Ces sages devraient remettre leur rapport également avant juin 2009, pour permettre au Parlement européen nouvellement élu, et à la nouvelle Commission européenne, d'en disposer en complément du traité simplifié.

La méthode est la même qu'en politique intérieure : rompre avec l'immobilisme, affirmer haut et fort ses convictions - surtout si elles ne sont pas partagées - pour que la discussion s'engage.

La présidence française de l'Union, dans moins de dix mois seulement, doit dès à présent mobiliser toutes nos énergies. Pour la réussir, nous devons nous mettre à l'écoute de nos partenaires et de nos concitoyens, alors que l'Europe se remet à peine en route après une longue phase de doute. Les priorités de cette présidence devraient être l'environnement, l'énergie et le réchauffement climatique, l'immigration ou encore la défense.

Nicolas Sarkozy peut irriter les uns ou les autres par son franc-parler. Il est convaincu que c'est en bousculant les idées reçues qu'il va réveiller l'Europe pour la remettre en mouvement. Et l'impulsion qu'il donne ne peut pas être ignorée.

Car c'est bien une impulsion politique qui manque le plus à l'Union européenne pour la sortir de l'impasse. Et pour la rapprocher des citoyens.

Margie Sudre
Présidente
Délégation des Députés européens UMP

Les Français n'attendent pas une alternance classique en mai 2007. Ils aspirent à un changement dans la méthode rompant avec les habitudes, les conformismes et les insuffisances de la vie politique traditionnelle.



Tout au long de son parcours politique Nicolas Sarkozy a démontré sa capacité à évoluer et à acquérir une véritable stature d'Homme d'Etat. Proche des attentes de chacun il incarne la modernité dans un monde qui  bouge sans cesse. Il sait décomplexer la droite républicaine qui n’osait plus affirmer ses convictions, notamment libérales, face à une pensée unique, véhiculée par la gauche.


Le parler vrai, le parler simple, le parler direct, sont sa marque de fabrique et révèlent ses grandes qualités humaines: affronter des réalités, se dire des choses, même si elles ne sont pas bonnes à entendre, obtenir des résultats, voilà sa recette. Il dénonce les vrais problèmes, apporte des solutions concrètes. Son programme est séduisant parce qu'il réaffirme les valeurs de l'effort, du travail, il parle "d'ascenseur social" pour que tout le monde puisse espérer arriver plus haut que ses parents. Avec un vrai sens pratique, il affiche sa volonté de voir chacun accéder à la propriété et de pouvoir la transmettre à ses enfants après une vie de travail.
Pour cela et pour de nombreux autres exemples, Nicolas Sarkozy est l'homme proche des attentes de chacun. Il a le courage de défendre ses idées avec une proximité déconcertante.

Nicolas Sarkozy incarne, au plus proche des préoccupations des Français, une ambition juste pour la France mais aussi pour la France dans l'Europe. Parce que la France ne pourra rien sans l'Europe. Pour que les Français se réapproprient le projet européen, il s'engage à fixer un cadre géographique et politique à l'Union européenne. Pour cela il souhaite donner des frontières à l'Europe réaffirmant avec courage son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'Union. L'Europe politique ne fonctionnera pas si elle est diluée dans une zone aux contours non définis. 

Pour sortir de la crise institutionnelle que connaît l'Europe depuis le référendum français, il propose un projet de traité simplifié acceptable par tous qui permettra de reprendre les dispositions longuement travaillée au sein de la Convention européenne sans rouvrir les débats politiques sur lesquels un compromis avait été trouvé.


Parce que l'Union européenne doit être une ambition et non une contrainte, parce qu'elle doit susciter l'enthousiasme de nos concitoyens et non leur méfiance, il croit en une Europe politique moderne et ambitieuse.

Les Français souhaitent mettre un nouveau visage sur le mot politique. Nicolas Sarkozy n'est pas seulement la réponse au "pourquoi" mais aussi au "comment".  



Françoise Grossetête
Député européen
Adjoint au Maire de Saint-Etienne



   
    Je soutiens Nicolas SARKOZY parce que son programme et sa personnalité ont su me toucher.

    Son programme, car c'est l'un des seuls candidats à avoir véritablement pris en compte l'Outre-mer et c'est le seul à avoir une politique cohérente pour ma circonscription. Lors de sa visite à La Réunion, les 15 et 16 février derniers, il a pu développer ses priorités: favoriser le développement durable et les infrastructures, promouvoir l'économie de la connaissance, maintenir la continuité territoriale et insérer l'Outre-mer dans les flux d'échanges régionaux et mondiaux.
 
 

    Pour autant, il ne se voile pas la face et concède que tout ne va pas bien en Outre-mer. C'est pourquoi il propose des réponses concrètes et ciblées sur nos préoccupations, que ce soit la sécurité et l'immigration clandestine, le développement local et l'emploi durable sans oublier la solidarité et l'égalité des chances.

    Surtout, il refuse l'assistanat, préférant une politique volontariste qui encourage les personnes qui souhaitent "se retrousser les manches" à le faire. C'est parce qu'il considère les régions ultrapériphériques comme une "pièce maîtresse du projet pour la France de demain" que je le soutiens sans réserve.

    C'est aussi sa personnalité qui a su me séduire. Il met au service de la France son courage et sa détermination, à un moment où notre pays a besoin d'un homme de décision et qui ne reste pas figé dans l'immobilisme.

    Oui à Nicolas Sarkozy comme Président de la République!


Margie Sudre
Député européen
Présidente de la Délégation des Députés européens UMP
Conseiller régional de La Réunion





La prochaine réunion aura lieu 

le 20 décembre à 20h, salle 218 au siège de l'UMP (55, Rue  la Boëtie)



Si vous n'êtes jamais venu...

Venez vous serez les bienvenus!
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