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L’UMP tenait ce week-end son Conseil national en lancement des prochaines échéances électorales de mars. Un rendez-vous aux accents européens puisque l’invité vedette n’était autre que l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair – aujourd’hui émissaire du quartette international pour le Proche-Orient - et que rappelons-le, la France assurera la présidence de l’Union européenne dans quelques mois.



« Tony est un grand d’Europe ». C’est en ces termes que le président de la République, Nicolas Sarkozy a présenté l’ancien Premier ministre britannique, invité du Conseil national de l’UMP qui s’est tenu le samedi 12 janvier au palais des Sports de la porte de Versailles. Devant quelque 2. 500 militants, Tony Blair a prononcé un discours empreint d’humour et de conviction, très applaudi consacré à sa vision de la réforme en Europe, confirmant ainsi si besoin était, sa réputation de grand orateur. Le tout s’il vous plaît, dans un excellent français. Rappelant son positionnement politique sans doute à l’endroit de ceux qui pourraient s’étonner de sa présence dans une réunion de la droite française, le fondateur du New Labour a d’entrée de jeu déclaré : « Je suis un politicien de centre gauche ». Avant de poursuivre sous les applaudissements de la salle : « Aux Etats-Unis, je serais démocrate, au Royaume Uni, je suis travailliste, en France, je serais... probablement au gouvernement. Non, je plaisante. Je serais au Parti socialiste, aux côtés de ceux qui ont à cœur de le transformer  ».  


« Dans un monde qui change, malheur à celui qui stagne »


Sur le fond de son intervention, l’ex-locataire du 10 Downing Street ( de 1997 à 2007) a prôné la nécessité du changement dans le « nouveau monde » confronté à la mondialisation. Un facteur qui selon lui appelle nécessairement de « nouvelles réflexions pour l'Europe, ses citoyens et ses institutions. (…) nos deux grandes nations européennes pourront avec d'autres nations européennes, faire l'Europe et  dépasseront les clivages partisans » a déclaré Tony Blair. Qui estime aussi que dans tous les grands sujets d’actualité qu’il s’agisse de terrorisme, sécurité, immigration, énergie, environnement, recherche et l'enseignement supérieur, « Nous  sommes tellement plus puissants, plus efficaces (..) si nous  faisons partie de l'Europe, ensemble, unis et forts ».


« J’espère être le dernier président de l’Europe »


Comme en écho à cet appel d’une Europe plus forte, Nicolas Sarkozy qui lui a succédé à la tribune, a également rendu hommage à son hôte de marque : « Il est intelligent, courageux (...) Il a modernisé un pays ami comme le Royaume Uni. Il est fidèle », a-t-il déclaré avant de rappeler son « rôle capital dans l'adoption en juin à Lisbonne du traité européen simplifié ». Un traité européen dont le premier acte de la ratification devrait se jouer le 4 février prochain, date de la modification de la Constitution par les parlementaires. Tout en passant en revue les différentes avancées du nouveau texte, M. Sarkozy s’est félicité du fait qu’il permettra de doter enfin l’Union européenne d’un véritable président qui sera élu conformément au traité pour deux ans et demi. Un président dont il a estimé que le choix devrait se faire « par le haut et non pas avec le plus petit dénominateur commun ». Certains pourraient d’ailleurs voir dans ce souhait un ultime clin d’œil adressé à l’ex-Premier ministre travailliste qui pourrait bien être si l’on en croit la presse outre manche, le premier détenteur de ce poste. Autre priorité de la future présidence française de l’UE, la défense. Nicolas Sarkozy a ainsi appelé de ses vœux, une politique de défense commune arguant du fait que 450 millions de citoyens européens ne pouvaient pas rester sans une protection forte et autonome. Une politique qui devrait toutefois être mise en œuvre main à main avec les Britanniques pour une raison évidente : « Nous sommes les deux seuls pays européens à posséder l’arme nucléaire ». Mais aussi en parfaite complémentarité avec l’Otan : «  Ce sera l’un et l’autre non pas  l’un ou l’autre » a t-il conclu.

La réforme étant décidemment le fil conducteur de cette rencontre, le chef de l’Etat n’a pas manqué d’introduire celle du G8 ainsi qu’il l’avait d’ailleurs déjà fait lors de sa grande conférence de presse du 8 janvier. « Le G8 doit devenir G13 ». Il a fustigé ce regroupement des pays les plus riches de la planète sans la Chine, sans l'Inde, sans le Brésil, sans l'Afrique du Sud. Des pays qui pourtant représentent quelque 2,5 milliards d’habitants.

Quoi qu’il en soit, la principale « rupture » de cette rencontre restera sans doute la présence inédite et sans précédent d’un homme politique européen de centre gauche, devant les instances politiques d’un parti de droite. Mais comme l’a souligné M. Blair, « en matière d'Europe, il ne s'agit pas de droite ou de gauche  mais d'avenir ou de passé et même de force ou de faiblesse ».


Nafi Bakti
Pôle Journal



NdR:
L'intégralité du Conseil est visible en vidéo, ici .
Le reportage de TF1 sur ce Conseil. Saurez-vous y retrouver les membres de l'Atelier?
Wink





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Nicolas SARKOZY est un homme de conviction qui ne se contente pas de dire ce qu'il fait mais fait ce qu'il dit : c'est pourquoi je crois en sa volonté de réformer la France pour tous les Français.


Il incarne des valeurs auxquelles je suis profondément attachée, à commencer par le travail. Tout comme Nicolas SARKOZY, je suis convaincue que le travail doit redevenir une valeur cardinale de notre société. Il en va de l'équilibre et de la pérennité de notre système de retraite et de santé. Il en va de notre croissance et de la place de la France en Europe et dans le monde. Mais il en va surtout de la dignité de toutes celles et ceux qui veulent retrouver un rôle à jouer dans notre société.


Nicolas SARKOZY est le seul candidat à proposer un programme présidentiel crédible, en particulier dans le domaine économique, ce qu'a d'ailleurs confirmé un institut d'analyse économique indépendant, COE-Rexecode : son programme économique aboutirait à la création de 160 000 à 200 000 emplois supplémentaires et à une croissance de PIB supérieure à son niveau actuel de 1 à 1,3 point du PIB, alors que tous les programmes des autres candidats détruiraient de l'emploi et de la croissance. 
 

Ce programme économique, Nicolas SARKOZY le veut au service de notre pays : il propose par exemple de récompenser les entreprises qui investissent en France en réduisant l'impôt qui pèse sur leurs bénéfices. C'est une manière intelligente de baisser la pression fiscale sur les entreprises tout en les incitant à investir chez nous.

Nicolas SARKOZY est pragmatique et cohérent, comme en témoignent ses propositions en faveur d'une Europe capable de faire face à la mondialisation et de protéger ses entreprises. Il veut imposer les conditions d'une concurrence loyale et faire le choix de la préférence communautaire lorsque nos partenaires ne respectent pas les normes que nous nous imposons. Il est également le seul à ouvrir le débat sur le dumping fiscal qui met en concurrence de façon déloyale les Etats membres de l'Union européenne alors que l'heure devrait être à plus de cohésion. Je trouve ainsi qu'il a raison de placer la loyauté et l'équité au cœur de ses propositions économiques pour l'Europe.

De plus, il est le seul à développer une véritable vision pour l'avenir de l'Europe. Il s'est engagé pour sortir l'Union européenne de la crise institutionnelle, avec un traité simplifié et un calendrier précis. Il a proposé d'ouvrir d'importants chantiers politiques dans les domaines de la défense, de l'immigration ou encore de l'aide au développement. Il remet ainsi l'approfondissement politique au cœur des priorités européennes, plutôt que son élargissement infini : ce bon sens et cette logique me séduisent et me rassurent.

Enfin et en tant qu'élue de Marseille j'y suis sensible, il est le seul à proposer la création d'une Union de la Méditerranée, afin d'étendre les bénéfices de la sécurité, de la stabilité et de la prospérité à nos voisins du Sud. Chez Nicolas SARKOZY, ce défi n'est pas un rêve incertain comme chez d'autres, mais une ambition pour le Sud. Avec lui, cette politique devient possible. 

Et c'est parce qu'il croit en la politique, parce qu'il pense que la politique peut changer notre pays et l'Europe que j'ai fait le choix de Nicolas SARKOZY. C'est un choix de cœur et de raison, et selon moi, le seul capable de faire gagner la France de tous les Français.



Dominique Vlasto
Député européen
Conseiller municipal de Marseilles