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 | Dans le cadre du Grenelle de l'environnement, nous avons souhaité donner la parole aux collectivités locales, acteurs essentiels de la déclinaison des politiques territoriales et parties prenantes de cet évènement. La Mairie de Toulouse, qui n'a pas attendu pour placer le développement durable au cœur de ses politiques a été récompensée début septembre pour la qualité de son Agenda 21. Madame ALET-RICARD, conseillère municipale déléguée de Toulouse, nous livre son témoignage |
"Le développement durable n’est pas français : il est mondial – Pardon : il est universel."
Toulouse est une collectivité investie dans des actions de développement durable et a reçu le Ruban Développement Durable pour son Agenda 21.
Que pensez vous des propositions soumises au public ? En quoi le Grenelle influencera vos actions ?
Elles indiquent des directions, des orientations qui paraissent évidentes lorsque l’on a déjà travaillé sur le sujet du développement durable. Mais si les objectifs sont limpides, les moyens pour les atteindre vont, quant à eux, soulever des interrogations permanentes sur leur efficacité. Les préconisations qui s’ensuivront feront bien évidemment l’objet d’un examen approfondi par la municipalité qui va s’employer à tenir le cap fixé à l’issue de la démarche.
Les collectivités supportent déjà un poids important, un quart, des dépenses liées à l’environnement et au développement durable.
Quelles sont vos attentes, vos craintes vis à vis des décisions qui seront arrêtées ? Peuvent-elles vous demander des efforts supplémentaires ?
Les collectivités locales sont habituées à recevoir de l’état des demandes supplémentaires non appuyées du budget corrélatif. D’évidence, il y aura des coûts supplémentaires générés par les orientations définies par ce Grenelle. Pour ma ville, ce n’est cependant pas ce qui m’interpelle le plus : nous sommes depuis des années engagés dans une démarche de développement durable, de recherche de solutions et de produits respectueux de l’environnement…même s’il existe des niches d’économies qui sont parfois difficiles à mettre en œuvre dans une grande collectivité génèrant de facto sa force d’inertie. Ce sera une autre affaire pour ceux qui partent de plus loin. Ce qui m’interroge d’avantage, c’est plutôt la notion de définition et de réévaluation ultérieure des choix, la notion d’éco-bilan, etc. Ne pas s’engager dans des impasses écologiques sous la pression de lobbyes, par erreur, méconnaissance ou absence de veille technologique.
Vous avez organisé de nombreuses consultations publiques lors de la mise en place de l’Agenda 21 de votre ville.
Pensez-vous que la médiatisation autour du Grenelle soit suffisante pour amorcer une rupture dans les modes de vies et de consommations ?
Alors, ça, j’y crois à fond. En ce qui concerne Toulouse, je pense que le « battage » autour de l’agenda21, terme abscons s’il en est, a eu le mérite de faire parler de DD, d’éveiller certaines consciences, de faire émerger un bon nombre de citoyens responsables, de mutualiser des connaissances, des idées, et souvent, de la discussion, de l’échange, faire émerger des consensus nés de la prise de conscience que l’autre a peut-être une bonne idée, même si ce n’est pas la mienne. Alors, mille fois oui sur ce titre-là.
« Penser globalement, agir localement »
Comment ancrer le Grenelle dans la dynamique européenne ? Peut-on imaginer un « Grenelle européen » sous présidence française ? Quelle est l’échelle pertinente pour des évènements de ce type ?
Il n’y a pas, à mon sens, d’échelle non pertinente. Nul ne peut faire le tri sélectif des ordures ménagères pour son voisin ; le tri sélectif des dites ordures ne sert à rien s’il n’y a pas derrière, la chaîne de retraitement et de recyclage. C’est donc à chacun, au niveau de responsabilité qui est le sien, d’apporter les réponses pertinentes à la gestion du bien public et du sien propre. Alors Grenelle européen, présidence française … Oui bien sûr … sauf si cela vise à se fabriquer une chasse gardée de plus, une niche d’ego-cocorico… Le développement durable n’est pas français : il est mondial – Pardon : il est universel.
L'Atelier Europe remercie chaleureusement Madame Marie-Ange ALET-RICARD, conseillère municipale déléguée à la Mairie de Toulouse.
Xavier ARNAUD Pôle Études Co-responsable du Groupe Environnement et Développement Durable
Trois raisons principales inspirent mon engagement auprès de Nicolas Sarkozy lors de ces élections présidentielles :
| 1. Il a une bonne image en Europe : c'est un dirigeant crédible et respecté par nos partenaires. Cela compte lorsque l'on doit négocier à Bruxelles des arbitrages difficiles. 2. Son engagement européen est incontestable. Cela le différencie, notamment, de la candidate socialiste qui, favorable à l'entrée de la Turquie dans l'Union, a fait le choix de s'inscrire dans une logique de dilution de l'Europe. | 3. S'il est élu, N.Sarkozy aura, à la fois la personnalité, ainsi que les moyens politiques de la réforme. La personnalité (il n'est guère besoin de s'y attarder), pour bousculer les conservatismes. Les moyens politiques, puisque s'il est élu Président, il aura une majorité politique homogène pour gouverner. Or, je reste assez convaincue que pour gouverner, il est préférable d'avoir des gens qui sont d'accord sur le cap à suivre, plutôt que des gens qui se disputent quotidiennement sur les choix politiques à effectuer. A force de n'être, ni à droite, ni à gauche, les gouvernements de coalition (cf. l'exemple italien) finissent par se retrouver nulle part!
Bref, pour moi, Nicolas Sarkozy est le candidat le plus complet, celui qui offre les meilleures garanties de succès... pour la France !
Christine de Veyrac Député européen Conseiller municipal de Toulouse
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