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Je veux lancer un appel à nos partenaires européens, auxquels notre destin est lié, pour leur dire que toute ma vie j’ai été européen, que je crois en la construction européenne et que ce soir la France est de retour en Europe. Mais je les conjure d’entendre la voix des peuples qui veulent être protégés. Je les conjure de ne pas rester sourds à la colère des peuples qui perçoivent l’Union Européenne non comme une protection mais comme le cheval de Troie de toutes les menaces que portent en elles les transformations du monde.
Nicolas Sarkozy
Salle Gaveau - second tour de l'élection présidentielle
Dimanche 6 mai 2007

Le reste du discours
Le discours en vidéo


Les dirgieants européennes saluent cet appel:

La chancelière allemande Angela Merkel, présidente en exercice de l'Union européenne, s'est dite convaincue qu' "avec le nouveau président, l'amitié entre la France et l'Allemagne continuerait à être le fondement pour assurer durablement la paix, la démocratie et le bien être en Europe".
"J'ai toute confiance en Nicolas Sarkozy, dont je connais les convictions (...) pour exercer un rôle moteur dans la résolution de la question institutionnelle et la consolidation de l'Europe politique", a pour sa part assuré le président de la Commission européenne, le libéral José Barroso.

"Après l'élection de Sarkozy, je m'attends à une clarification rapide du traité de l'UE", a lancé le Premier ministre libéral danois Anders Fogh Rasmussen et son homologue belge, le libéral flamand Guy Verhofstadt, a invité le président élu français à se rendre à Bruxelles "le plus rapidement possible".
"J'ai l'espoir de pouvoir travailler avec lui à une Europe où les gens se font confiance", a commenté le Premier ministre chrétien démocrate néerlandais Jan Peter Balkenende.
Les conservateurs autrichiens ont estimé que la victoire de M.  Sarkozy allait permettre de "s'attaquer aux grandes tâches" qui attendent le futur président français.

Les dirigeants européens de gauche ont également salué la victoire du candidat de la droite française, élu avec 53,06% des suffrages contre 46,94% à la socialiste Ségolène Royal.
Nicolas Sarkozy incarne "une droite ouverte et moderne capable de canaliser les désirs de changement d'un pays appelé à retrouver sa confiance en lui et à continuer à faire partie de la locomotive de l'Europe", a ainsi déclaré le chef du gouvernement socialiste espagnol,  José Luis Rodriguez Zapatero.
"Mon pays, son gouvernement et moi continuerons à considérer la France comme un allié central", a pour sa part assuré Romano Prodi, le chef du gouvernement de centre-gauche italien.
Sur le départ après dix ans au pouvoir, le Premier ministre britannique travailliste Tony Blair a également téléphoné à  Nicolas Sarkozy pour le féliciter.

Source: AFP