Lors de la nocturne du Salon de l’Agriculture du vendredi 29 février dernier, Michel Barnier a répondu aux questions de quelques bloggeurs venus le rencontrer pour l’occasion. Cela lui a donné l’opportunité de s’exprimer sur l’actualité de son ministère et les objectifs du bilan de santé de la Politique Agricole Commune (PAC) en vue de la présidence française.
Sur la question épineuse de la différence entre le prix chez les producteurs et celui à la caisse des magasins de grande distribution, le ministre de l’agriculture se dit prêt, avec l’aide de l’Europe à se positionner comme médiateur entre les agriculteurs et les géants de l’agro-alimentaire.
« La politique que je conduis avec l’Europe, aide les agriculteurs à discuter avec les grands groupes de l’agro-alimentaire. »
Michel Barnier a reconnu que les cultivateurs et éleveurs ne pouvaient restés « seuls » face à une telle industrie.
Dans un deuxième temps, le ministre a rappelé les volontés françaises quant au point sur la situation de la PAC à la fin de la présidence slovène. A partir de ces conclusions, les objectifs pour les six mois qui suivront le 1er juillet, sont d’établir une politique agricole plus équitable.
« Moins aider ceux qui en ont le moins besoin grâce aux prix et un peu plus ceux qui en ont vraiment besoin, par exemple la filière bovine, les fruits et légumes, le lait en montagne et l’agriculture bio. »
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Michel Barnier (au centre) et Thierry Solère (à droite)
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La PAC à la française se veut également créatrice « d’outils de gestion de crise ». Le but étant d’aider et de protéger les agriculteurs de tous les aléas qu’ils soient économiques, sanitaires, ou climatiques.
D’autre part, il a souligné les fondements de la Politique Agricole Communes. La PAC, selon Michel Barnier, est faite pour soutenir une agriculture européenne des petites et moyennes exploitations agricoles souvent familiales et néanmoins modernes. Le tout pour garantir la qualité des produits issus de l’agriculture européenne.
« L’objectif de la PAC c’est garantir à la France et à l’Europe une alimentation qui reste diversifiée, proposer aux européens des produits qui ont du gout, des couleurs, des saveurs… Comme tous ceux qui sont à l’honneur dans ce salon. »
Charline DURAND-WOLFF
Pôle Journal
