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  Les Faussaires, le film qui a obtenu l'Oscar du meilleur film étranger cette année, a été en partie financé par l'UE. De quels moyens l'UE dispose-t-elle pour soutenir la culture européenne ?
Madame le Député européen Marie-Hélène Descamps, membre de la 
Commission de la culture et de l'éducation au Parlement européen, nous répond. 
 
A travers le film de Stefan Ruzowitzky, c'est l'ensemble du cinéma européen qui vient  une nouvelle fois d'être récompensé et l'on peut s'en féliciter.
Trois autres films financés par l'Union européenne,  français de surcroît, étaient également en lice, propulsant ainsi avec force la culture européenne au devant de la scène internationale.

C’est en 1992 avec le Traité de Maastricht que la communauté se voit conférer des compétences dans le domaine de la culture. Conformément au  principe de subsidiarité, l'Union  contribue depuis lors à l'épanouissement des cultures des Etats membres dans le respect de leur diversité nationale ou régionale, tout en mettant en évidence l'héritage culturel commun.

Plus précisément, en matière culturelle et audiovisuelle,  l’Union européenne tend notamment à promouvoir la création dans sa diversité,  à contribuer au développement économique de ces secteurs et à favoriser le dialogue des cultures à travers le monde. A cette fin, la communauté a mis en place des instruments à la fois juridiques et financiers spécifiques parmi lesquels, les programmes Culture et MEDIA  jouent un rôle essentiel.

Le programme Culture permet en effet de financer l'ensemble des activités culturelles non audiovisuelles. Géré par la Commission européenne, ce programme qui a déjà fait ses preuves depuis 2000, a été renégocié en 2006. Doté d'un budget de 400 millions d'euros pour la période 2007-2013, c'est désormais le point d'ancrage de l'action culturelle de l'Union.
Il soutient en priorité les projets qui contribuent à la coopération transnationale, à la circulation des œuvres et des produits culturels, à la mobilité des personnes travaillant dans le secteur culturel ainsi que ceux qui favorisent le dialogue et la diversité culturels afin de permettre l'émergence d'une citoyenneté européenne.

L'industrie audiovisuelle repose quant à elle sur un cadre normatif d’une part, avec la directive Télévision sans Frontières devenue après sa révision Directive Services de Médias Audiovisuels et qui prévoit, entre autres, la promotion des œuvres audiovisuelles européennes par l'ensemble des médias. Elle s'appuie d'autre part, sur le programme communautaire de soutien MEDIA 2007. Ce dernier, à l'instar des précédents programmes, intervient en amont et en aval de la production en cofinançant la formation continue des professionnels, le développement de projets et entreprises de production, la distribution et la promotion des œuvres  européennes à l'intérieur et à l'extérieur de l'Union ainsi que l'organisation de festivals. Doté de 755 millions d'euros pour la période 2007-2013, ce programme qui vise à renforcer la compétitivité et le dynamisme de notre secteur audiovisuel a permis à neuf films sur dix, réalisés en Europe et distribués au-delà des frontières de leur pays d’origine, de voir le jour.

Parmi les nombreux prix décernés chaque année à des réalisations culturelles, il me paraît par ailleurs opportun d'évoquer le Prix LUX.  Crée par le Parlement européen, il vise à soutenir le cinéma européen et à favoriser la distribution des films. Outre la valeur symbolique que ce prix représente, le lauréat bénéficie du financement du sous-titrage de son film dans les 23 langues officielles de l’Union. Le film de Fatih Akin, De l'autre côté était le premier à recevoir cette distinction en octobre dernier.

Il convient en outre de signaler que cette année 2008 proclamée "Année Européenne du Dialogue Interculturel", va permettre à l'Union d’apporter là encore sa pierre à l'édifice culturel européen en soutenant diverses  initiatives stratégiques.

Au-delà de ces outils bien spécifiques, l'Union intervient aussi à travers d'autres politiques communautaires. La culture est ainsi prise en compte dans les programmes relatifs à l'éducation et à la formation professionnelle. Les programmes relatifs au développement régional, aux nouvelles technologies de l'information, à la coopération avec les pays tiers, à l'environnement ou encore au tourisme et à la recherche confèrent également une place à la culture.

Si cette prise en compte progresse, elle mérite cependant d'être renforcée et étendue à l'ensemble des politiques européennes, conformément à l'article 151, paragraphe 4 du Traité CE. C'est dans cet esprit que le Parlement européen, par l'intermédiaire de la Commission de la Culture, s'efforce aujourd’hui d'agir et d'influer.



Nous remercions chaleureusement Madame le Député européen d'avoir participé aux Lundis de l'Europe et nous vous invitons à la retrouver sur son site.
 



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"GALILEO est le plus grand projet industriel public porté par l'Union européenne [...].

GALILEO résume assez bien [...] ce que peut devenir la construction européenne:

un géant capable de changer le monde et aussi de faire rêver."

Jacques Barrot ("L'Europe n'est pas ce que vous croyez" - 2007)

 


GALILEO représente une aventure technologique spatiale, mais aussi un fer de lance économique :

compétitivité, innovation, croissance et emploi sont autant de bénéfices futurs à attendre de ce projet.

 

GALILEO …. Derrière cette dénomination en clin d’œil au célèbre astrophysicien Galilée, il s’agit d’un nouveau pas vers une meilleure maîtrise de l’espace et du temps qu’entreprennent les Européens.


Souhait exprimé dans le Livre blanc de la Commission Européenne sur la politique des transports pour 2010, un système de navigation par satellite indépendant devrait voir le jour à l’horizon 2012. Complémentaire du système actuel GPS, GALILEO représente ainsi la contribution de l'Europe à une infrastructure globale de satellites de navigation (GNSS).

Composé d’une constellation de trente satellites et de stations terrestres, GALILEO repose sur une technologie de pointe. Couplé à d’autres nouvelles technologies telles que le GSM ou l’UMTS, GALILEO démultipliera ainsi les possibilités de fournir des données de positionnement et d’offrir des services combinés de très haut niveau.


Derrière la performance technologique se cachent
de nombreux enjeux pour l’ensemble de la population européenne 


Les applications de Galiléo sont variées. Si le transport est régulièrement mis en avant, la Commission européenne ne manque pas de souligner qu’une meilleure information sur le positionnement géographique représente une véritable révolution dans de nombreux secteurs, comme :

  • la justice et les douanes (contrôles frontaliers),

  • les services sociaux (par exemple l'aide aux handicapés ou aux personnes âgées),

  • les travaux publics,

  • la prospection pétrolière (SIG = Systèmes d'Information Géographique),

  • les activités de défense, de protection civile, de sauvetage de personnes en détresse,

  • les loisirs (orientation en mer et en montagne, …),

  • et même le secteur bancaire (détermination de l’heure exacte des transactions financières) .


Au-delà de ces retombées sectorielles, la maîtrise de la technologie de la constellation de satellites conditionne celle des multiples applications industrielles que le positionnement par satellites rendra possible.  

Les enjeux pour la croissance économique future et la compétitivité de
l’Union Européenne ne sont donc pas absents d’une telle entreprise.


De nombreux économistes, sur la lignée de Joseph Schumpeter, aiment rappeler que l’innovation est un moteur de croissance. L'importance de la maîtrise technologique pour accroître le potentiel d'innovation, multiplier nos capacités de connaissances, et leur rapidité d'acquisition a été souligné par plusieurs travaux récents, dont ceux de l'économiste américain Paul Romer.

Galileo représente donc un enjeu économique majeur pour l'Union Européenne, notamment pour le secteur des transports, de la technologie et de la politique environnementale. Le projet n'est pas excessivement coûteux (environ 3 Md€ pour la construction de l'infrastructure) compte tenu du fait que les retombées liées à son exploitation commerciale par les nouveaux services associés sont encourageantes.

Cette formidable innovation est aussi capitale pour la réalisation des objectifs de la stratégie définie à Lisbonne (2000). Ce sont des emplois et des commandes nouvelles que GALILEO devrait également créer, soutenus par des perspectives de croissance annuelle pour les marchés associés au projet. De nombreuses entreprises, à l’image de Thalès, d'Astrium – filiale d’EADS-, ou encore la SSTL britannique, sont ainsi prêtes à déposer leur offre pour remporter les contrats. L’élaboration de ce projet devrait mobiliser l’industrie spatiale, et créer de nombreux emplois dans ce secteur de pointe.


Claudine DESRIEUX
Groupe Économie & Innovation

Paul DOUCET
Responsable du Groupe Économie & Innovation


 

Source: Touteleurope.fr
"Les Echos" 2/11/2006
"Les Echos" 28/11/2007
"Les Echos" 26/11/2007

"La Tribune" 26/11/2007



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  L'UMP a salué vendredi 14 décembre la signature du Traité de Lisbonne en organisant un duplex sur internet autour de personnalités européennes: 

Patrick DEVEDJIAN
Secrétaire Général de l'UMP

Michel BARNIER
Vice Président du PPE, Ministre de l'Agriculture et de la Pêche, en direct de Dijon

Wilfried MARTENS
Président du PPE, en direct du siège du PPE à Bruxelles

Philippe MOREAU DEFARGES
Chercheur à l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI)

Luís Filipe MENEZES
Président du PSD, en direct depuis Porto

Les différents échanges peuvent être vus ici.

Notons en particulier l'intervention de Monsieur Patrick DEVEDJIAN, Secrétaire général de l'UMP, qui s'est prononcé contre l'utilisation de la proportionnelle aux élections européennes et en faveur du maintien d'un référendum pour l'adhésion de nouveaux membres à l'UE, comme la Turquie.

Répondant à notre question sur la sur-utilisation de l'anglais au sein des institutions et du PPE, Monsieur MARTENS, conscient de ce problème, a appelé à engager plus de moyens pour favoriser la diversité linguistique... Pour que l'Europe soit plus proche des citoyens, en somme, il ne suffit que d'un peu de volonté... politique! A nos représentants de s'en saisir!

Cette journée fut aussi l'occasion de présenter un livret édité par l'UMP afin de présenter le Traité de Lisbonne. N'hésitez pas à le télécharger et le diffuser autour de vous.

Enfin, cet interview de Jean-Pierre Raffarin est un premier aperçu de la préparation de la présidence française de l'année prochaine:


Adrien Honda-Bornhauser
Responsable du Pôle Journal et du site


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Cet après-midi, les 27 Chefs d'État et de gouvernement de l'Union ont signé le Traité de Lisbonne.
 
L'Atelier Europe salue ce pas en avant et souhaite une ratification rapide du Traité.
 
Demain, le Comité des Sages devrait être institué par ces mêmes Chefs d'État et de gouvernement.

 
 
Ces deux journées sont l'occasion pour l'UMP de lancer une opération « 48h pour l'Europe ».
À Paris, trois opérations sont d'ores et déjà programmées:
Le 14 décembre:
Au siège de l'UMP, 55 rue de la Boëtie:
14h30 - Débat avec Michel BARNIER en duplex de Dijon
15h00 - Débat avec Wilfried MARTENS, président du PPE, en duplex de Bruxelles
15h30 - Débat avec Patrick DEVEDJIAN, secrétaire général de l'UMP, et Philippe MOREAU DEFARGES, chercheur à l'IFRI, spécialiste des questions européennes, au siège national
16h00 - Débat avec Luis Filippe MENEZES, le nouveau président du PSD, en duplex de Lisbonne
 
Le public sera principalement composé de Jeunes Populaires Grandes Ecoles intéressés par la question européenne, mais c'est ouvert à tous.
Inscription aux Relations Publiques - rp@u-m-p.org ou au 01 40 76 61 32.
Vous pouvez aussi dès maintenant poser vos questions sur cette page .
 

Le 15 décembre:
- Au siège de l'UMP, 55 rue de la Boëtie:
Café politique de 10h30 à 12h00, avec Nicolas FONTAINE, député européen et ancienne présidente du Parlement européen. Ouvert aux militants et sympathisants de l'UMP.
Inscription aux Relations Publiques - rp@u-m-p.org ou au 01 40 76 61 32.
 
- Au café les Argentiers, 24, rue de Reuilly à 17h15:
Les Jeunes Populaires de la Fédération de Paris vous invite à un grand débat sur  les enjeux européens au surlendemain de la signature du traité de Lisbonne autour de  Françoise de PANAFIEU, Jean-Marie CAVADA, Philippe GOUJON, ean-Didier BERTHAULT.




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 Madame le Député européen Marie-Hélène Descamps, membre de la Commission de la culture et de l'éducation au Parlement européen, répond à notre question: "Le 27  septembre  dernier, votre rapport sur la Bibliothèque Numérique Européenne a été adopté en séance plénière. Pourriez-vous nous parler de ce projet ?"

L’idée d’une bibliothèque numérique européenne est née de la volonté de six chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union (France, Italie, Espagne, Allemagne, Hongrie et Pologne) de permettre l'accès de tous au patrimoine culturel européen actuellement diffus et d’assurer sa préservation pour les générations à venir.

L’écho a été très positif.  Au niveau européen, la Commission européenne fut la première à répondre favorablement à cette initiative à travers une communication du 30 septembre 2005, suivie d’une recommandation faite aux Etats membres, sur la numérisation, l'accessibilité en ligne et la conservation numérique du 24 août 2006.

Pour relever les nombreux défis qu’un projet de cette envergure implique, la Commission a également mis en place un groupe d’experts de haut niveau avec un sous-groupe consacré aux questions relatives aux droits d’auteur. Ce groupe auquel participent, entre autres, des responsables de la British Library, de la Deutsche Nationalbibliothek, de la Fédération des éditeurs européens et de Google, a adopté un premier rapport le 18 avril dernier. Axé sur les œuvres orphelines, les œuvres épuisées et la conservation numérique, ce rapport propose un certain nombre de mécanismes visant à faciliter la recherche des ayant droits.

Le 13 novembre 2006, le Conseil s'est prononcé, à l'unanimité, en faveur des recommandations émises par la Commission.  

De leur côté les Institutions Culturelles des Etats membres ont elles aussi commencé à s’organiser. L’expérience EUROPEANA, bibliothèque numérique qui réunit les bibliothèques nationales de France, de Hongrie et du Portugal mérite d’être citée car elle préfigure ce que pourrait être la future bibliothèque numérique européenne.

Seul le Parlement Européen ne s’était pas encore exprimé. Depuis le 27 septembre dernier c’est désormais chose faite. En adoptant à 480 voix mon rapport sur le projet de Bibliothèque Numérique Européenne, les députés européens ont envoyé un signal clair et fort en faveur de sa réalisation.

Oui à la réalisation d’un projet culturel ambitieux et sans précédent pour l’Europe. Un projet qui répond parfaitement aux enjeux que représentent aujourd’hui les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour nos concitoyens. Un projet qui renforcera l'expression d'une véritable identité européenne et favorisera la diffusion de notre diversité culturelle et linguistique à travers le monde. Un projet qui outre ses qualités culturelles intrinsèques, contribuera à la recherche dans les domaines de la numérisation, de l’interopérabilité  et de la conservation numérique.

Néanmoins, pour favoriser la mise en place d’un outil de référence et de qualité, il est nécessaire de procéder par étapes.
Le Parlement propose ainsi de privilégier, dans un premier temps, au travers d'un point d'accès unique, direct et multilingue, le potentiel offert par le patrimoine textuel libre de droits et détenu par les bibliothèques.
Ces dernières offrent, en effet, l'avantage d'être d’ores et déjà coordonnées au niveau européen au travers de la T.E.L -The European Library- créée en 2005 par les bibliothèques nationales.

Dans un second temps, en accord avec les ayants droits, les œuvres plus récentes ainsi que les celles provenant d’autres institutions et secteurs culturels (fonds des musées, archives, documents visuels, sonores et audiovisuels) devront également être accessibles via cette bibliothèque.

En effet, si le patrimoine culturel européen se compose pour une large part d'œuvres relevant du domaine public,  il ne se limite pas à cette seule catégorie. Une bibliothèque digne de ce nom devra donc permettre d'accéder, aux côtés des documents libres de droits, à des œuvres plus récentes, protégées par les droits d’auteur. Dans cette perspective, il est nécessaire de rappeler que la protection des droits d'auteur et des créateurs est une condition indispensable au maintien et à la sauvegarde de la créativité en Europe. Par conséquent ce projet devra reposer sur un modèle économique cohérent.
A cet égard, en accord avec les titulaires de droits, le rapport propose, principalement pour les livres, qu’à partir de la bibliothèque numérique européenne l’internaute puisse rechercher et localiser les documents numérisés quel que soit leur statut, puis consulter librement et intégralement les œuvres du domaine public mais n'accéder qu'à de courts extraits pour les œuvres sous droits.
Au-delà, pour feuilleter virtuellement l’ouvrage ou accéder à l’intégralité des documents protégés, les utilisateurs seraient orientés vers des opérateurs privés, spécialisés dans la diffusion numérique sécurisée, où plusieurs options leur seraient offertes moyennant une juste rémunération des ayants droits.  

Concernant les autres types d’œuvres qui ont vocation à intégrer la bibliothèque numérique européenne, le rapport appelle à la consultation de tous les acteurs concernés, à chaque étape de sa réalisation,  afin de parvenir à des solutions adaptées à chaque secteur d’activité.

En outre, pour faire face aux nombreux défis techniques, juridiques et financiers et permettre à la bibliothèque d’offrir durablement sur internet des contenus fiables et de qualité, destinés à un large public, celle-ci se doit d’être organisée. Le rapport appelle, à ce titre, à la constitution d’un comité directeur au sein duquel les institutions culturelles joueraient un rôle majeur. Il délimiterait les priorités et les orientations à donner à  la bibliothèque numérique européenne, tout en assurant la coordination, la gestion et  le suivi de ses activités.

Le lancement officiel de « La Bibliothèque » devrait intervenir, selon toute probabilité, en novembre 2008 après 6 mois de tests. Ce prototype, symbole de l’Europe unie dans la diversité, donnera au départ accès en ligne à 2 millions de documents pour atteindre 6 millions en 2010.



Nous remercions chaleureusement Madame le Député européen d'avoir participé aux Lundis de l'Europe et nous vous invitons à la retrouver sur son site.
Ce 14 juillet fut doublement beau:

Pour l'Europe, avec le défilé de toutes les armées européennes sur les Champs-Élysées lors du défilé:


(Merci Vincent pour le film)


Mais aussi pour l'Atelier Europe,
puisque
Delphine, responsable de la communication de l'Atelier,
et
Jean-Baptiste
se mariaient!




Félicitations!
Tous nos vœux de bonheur de la part de l'Atelier!

Smile

 Madame le Député européen Nicole Fontaine, ancienne Présidente du Parlement européen et membre de la Commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie répond à notre question de la semaine "Quelles leçons tirer des retards de Galileo? Les entreprises privées et les États peuvent-ils piloter un projet d'intérêt européen ?" :

Lorsqu'en 2005 le projet Galileo a été lancé, il a été annoncé comme un projet clé pour l'Union européenne car il s'agissait de mettre en place d’un système européen de positionnement et radionavigation par satellite, avec la mise en orbite de 30 satellites géostationnaires et la création au sol de centres de contrôle et de mission pour créer les messages de diffusion, détecter les anomalies et améliorer en continue la performance du système.
Il s'agit ainsi de mettre fin au monopole du GPS (Global Positionning System) américain et même de le dépasser avec un degré de précision supérieur. L’enjeu est donc similaire à celui d’Ariane dans le domaine de l’aérospatial ou d’Airbus dans celui de l’aviation : acquérir une indépendance technologique.
La deuxième innovation phare du projet Galileo était son financement, fondé sur un partenariat public-privé.

Initialement, il était prévu de confier d'une part la définition et le développement du système à l’entreprise commune GJU (Galileo Joint Undertaking), une entreprise commune à la Commission européenne et à l’ESA (European Space Agency) – une première dans l’histoire. Et d'autre part, il était prévu de déléguer son déploiement et son exploitation au secteur privé, par le biais d’un contrat de concession.
Selon les termes de la concession, la construction et le lancement du système devait être assurés par un partenariat public-privé (PPP) réunissant l’Union européenne et huit industriels (le géant de l’aérospatiale EADS, les français Thales et Alcatel-Lucent, le britannique Inmarsat, l’italien Finmeccanica, les espagnols AENA et Hispasat et le duo allemand Deutsche Telekom - Centre aérospatial allemand). Selon les termes du PPP initial, le développement et le déploiement des infrastructures de Galileo, dont le coût est estimé à 3,4 Milliards d’euros (pour un coût total de 10 Milliards d’euros si l’on inclut l’exploitation du système), devait être financé à hauteur de un tiers (1 Milliard d’euros) par le budget communautaire et de deux tiers par les industriels formant le consortium.

Deux ans plus tard, et au-delà des problèmes techniques, force est de constater l'échec de cette configuration. Alors que quatre ans de retards ont été accumulés par rapport aux projections initiales, le consortium n’a pas encore établi le contrat répartissant entre ses membres les charges d’investissement.
Plusieurs raisons expliquent cet échec. Tout d’abord, les industriels n'ont pas souhaité investir dans un projet dont les retombées économiques leur semblaient remises en cause– notamment du fait de l’existence du GPS, déjà disponible gratuitement et assurant une couverture quasi mondiale. La part de ce que le privé pourrait financer avait été mal évaluée: actuellement ce n'est plus d'un milliard d'euros financé par le budget communautaire dont on parle mais de 2,5 milliards!

Face au blocage, la Commission, avec le soutien du Parlement européen, envisage de revenir au financement public fondé sur le budget communautaire plutôt que sur des contributions des Etats Membres.
Le passage au financement public, même s’il ne concerne que les phases de développement et de déploiement du système, traduit une évolution de la nature même du programme Galileo. D'un projet de conquête de parts de marché on passe à un projet davantage stratégique, et donc politique, pour l’Europe. Force est de constater que l'absence d'un leadership politique clair a été la cause principale de l'échec du financement public-privé pour un projet européen d'envergure. Cette configuration constituait en soi-même une innovation clé qui aurait pu servir de modèle pour d'autres projets futurs et c'est un échec qu'on ne peut que déplorer.

Quoiqu'il en soit il est urgent que l'Union européenne prenne une décision et parvienne à assurer le lancement de Galileo pour 2012 sans quoi ce projet perdra sa raison même d'être car c'est par son innovation que ce projet se justifie et donnera à l'Europe une avance technologique en matière de radionavigation satellite.



L'Atelier Europe remercie chaleureusement Madame le Député européen pour sa participation aux Lundis de l'Europe.



Il est compétent, il est lucide, il est moderne, il est franc, il est direct, il a de l’expérience.
Il est déterminé à conduire une politique de réformes audacieuses pour réduire notre dette et redonner confiance aux français.
C’est sous son impulsion que nous devrons retrouver une croissance plus forte par le travail, l’innovation et la recherche afin d’éradiquer le chômage et d’augmenter le niveau de vie de chacun de nous.
Il souhaite rendre aux français le goût de travailler, de créer, d’entreprendre et que l’avenir devienne pour tous une espérance.
Il est le seul à proposer une vraie relance de la politique européenne en proposant pour l’Europe un nouveau traité constitutionnel simplifié. Il est encore le seul à avoir des idées claires en politique étrangère. C’est l’homme qu’il faut à la France pour la représenter dans un monde particulièrement dangereux et complexe.
 
Il saura faire valoir et promouvoir les valeurs fondamentales de notre pays et défendre au mieux ses intérêts.
Je suis moderne, je suis libérale,
J’aime la France, j’aime l’Europe,
Je vote Nicolas Sarkozy.



Marie-Hélène Descamps

Député européen




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