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De g. à dr.: Hubert Haenel, Peter Altmeir, Pierre Lequiller, Pierre Méhaignerie, Jacek Saryusz-Wolski, Alain Lamassoure
De gauche à droite: MM. Hubert Haenel, Peter Altmaier, Pierre Lequiller, Pierre Méhaignerie, Jacek Saryusz-Wolski, Alain Lamassoure


Tel était le thème du deuxième Forum européen du Conseil national de l’UMP qui s’est tenu à l’Assemblée nationale le 29 avril dernier. L’Atelier Europe participait à cet évènement organisé par:
  • Alain Lamassoure, député européen, secrétaire national à l’Europe de l’UMP,
  • Pierre Lequiller, député des Yvelines et président de la Délégation de l’Assemblée nationale pour l’Union européenne,
  • Hubert Haenel, sénateur du Haut-Rhin et président de la Délégation du Sénat pour l’Union européenne,

Deux invités européens nous ont fait l’honneur de participer au débat :
  • Peter Altmaier, député CDU au Bundestag et secrétaire d'État parlementaire au ministère fédéral de l'Intérieur,
  • Jacek Saryusz-Wolski, député européen polonais PPE – Platforma Obywatelska, Président de la Commission des affaires étrangères du Parlement européen.


Les enjeux de la Présidence française et de l’après Lisbonne

Si le traité de Lisbonne est ratifié par les 27 États membres, il entrera en vigueur le 1er janvier 2009. La Présidence française sera donc la dernière des présidences tournantes que connaîtra l’Union européenne.

Pour favoriser ce succès, Alain Lamassoure a rappelé les enseignements tirés de l’échec du référendum de 2005 : les sujets extérieurs au débat institutionnel (directive Bolkestein, entrée de la Turquie) avaient pollué le débat sur la réforme des institutions. La Présidence française devra donc se dérouler de façon à ne pas interférer maladroitement dans les débats nationaux des pays qui n’ont pas encore ratifié le Traité de Lisbonne, et notamment en Irlande, où le Traité sera adopté par voix référendaire.

La France portera la responsabilité de la mise en œuvre du Traité de Lisbonne, du lancement de nouvelles procédures et institutions, à la veille des élections européennes de 2009. Le Parlement européen se verra doté de la plénitude de son pouvoir législatif et il désignera le Président de la Commission européenne.

Jusqu’à aujourd'hui, il n’existait pas de véritable enjeu de pouvoir sur l’avenir européen. Le sentiment national prédominait. Le Parti populaire européen (PPE) aura la lourde tâche de préparer, pour la première fois, un véritable programme législatif européen.


Le rôle du couple franco-allemand dans le processus de Lisbonne

Depuis le traité de Maastricht en 1992, les discussions institutionnelles ont nourri l’euroscepticisme. À la suite de l’échec des référendums de 2005, il existait un risque de voir les intérêts nationaux devenir le facteur décisif de la coopération européenne.

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont redéfini ensemble ces intérêts. En 2007, la Présidence allemande craignait d’être victime du débat électoral en France. Mais Nicolas Sarkozy a soutenu Angela Merkel dans l’élaboration d’un compromis acceptable par tous et porteur de réformes.

Pour Peter Altmaier, la Présidence française s’installera dans la continuité de la Présidence allemande, avec quatre chantiers prioritaires : énergie, environnement, immigration, politique étrangère et de défense.

Dans un tel contexte, les différents États membres ont un devoir de soutien envers la Présidence française. Aucun d’entre eux ne doit se sentir négligé.

Grâce aux changements politiques intervenus dans certains pays, l’Europe a surmonté ses divergences d’opinions. Tel est le cas dans le domaine des relations transatlantiques, notamment dans nos rapports avec l’OTAN.


Les défis de la politique étrangère et de défense

La politique de sécurité commune permettra d’éprouver les apports du traité de Lisbonne. Pour Jacek Saryusz-Wolski, elle doit être basée sur une forte identité européenne et sur les valeurs portées par l’Union (droits de l’Homme, démocratie). La diplomatie européenne doit s’exprimer d’une seule voix et verra son efficacité testée dans les Balkans, au Tibet et en Géorgie.

Le Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité jouera un rôle prépondérant. D’autant plus que sa fonction sera renforcée par la légitimité du Parlement. Toutefois, la France devra combler certaines lacunes du nouveau traité.

Jacek Saryusz-Wolski évoque, par exemple, le service commun de l’action extérieure, au sujet duquel le traité de Lisbonne est peu explicite, notamment dans sa forme institutionnelle. La diplomatie française devra donc jeter les bases de son fonctionnement, tout en préservant la continuité de l’action extérieure.

La politique étrangère devra en outre être mieux coordonnée, afin que l’Union européenne n’agisse plus comme un sapeur-pompier dans l’urgence, mais avec une stratégie à long terme : l’Europe doit être un acteur à part entière, comme les Etats-Unis et la Russie, pas un simple financier des crises mondiales et des divers conflits.

Dans cette perspective, les ambitions de la Commission et du Parlement en matière de sécurité et de défense nécessitent une capacité militaire. Il nous faut donc redéfinir la stratégie de sécurité pour faire « l’Europe du résultat » en matière de politique extérieure.

Pour assurer notre sécurité énergétique, Jacek Saryusz-Wolski est favorable à l’introduction de clauses spécifiques dans nos différents accords. Il souhaite que l’Union se dote des infrastructures d’interconnexion qui nous font aujourd'hui défaut dans l’acheminement du gaz et du pétrole.

Dans un monde déstabilisé par l’augmentation du prix des denrées alimentaires, la politique agricole de l’Europe devient un paramètre de sécurité. Elle doit démontrer sa capacité à livrer les ressources alimentaires nécessaires aux besoins des États membres.

Jacek Saryusz-Wolski prône une action synergique des États membres pour servir une politique de voisinage cohérente, par exemple, sur l’Union pour la Méditerranée.

En revanche, selon le député polonais, nous ne pourrons mener de véritable politique extérieure sans budget approprié. Car la diplomatie européenne doit être financée par l’Union, non par les États membres.


L’implication des parlements nationaux

Pour Hubert Haenel, si les pouvoirs du Parlement européen sont renforcés, on ne pourra rien réussir sans le soutien des Parlements nationaux. Longtemps limités au vote du budget européen, à la transposition hâtive de directives par voie d’ordonnance et à la ratification de modifications des traités, les parlements nationaux seront davantage impliqués dans la politique européenne.

En effet, le traité de Lisbonne crée un droit à l'information et met en place deux nouvelles formes d'intervention des Parlements nationaux dans le fonctionnement de l'Union :
  • le contrôle du respect du principe de subsidiarité,
  • leur association à la mise en place de l’espace de liberté, de sécurité et de justice.

Avec de telles prérogatives, nos parlementaires devront donc s’intéresser aux questions européennes pour en répondre devant leurs électeurs.




Peter Altmaier
Comment l'Allemagne voit la prochaine présidence française?
(Camille Servan-Schreiber/Charline Durand-Wolff)

Jacek Saryusz-Wolski
La politique de voisinage
(Camille Servan-Schreiber/Charline Durand-Wolff)




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When Germany's Chancellor Angela Merkel received an annual Charlemagne Prize on Thursday last Week for helping unite Europe, French President Nicolas Sarkozy was on hand to sing her praises. He said that they make a "harmonious couple". In response, Merkel, who last year held the European Union's six-month presidency, thanked Sarkozy for standing by Europe. She wished him well for the French EU presidency starting in July, saying: "Germany will support France's work for the well-being of Europe." On accepting the prize, she insisted "Europe was and will be our common destiny".

The annual EU award, in the historic town hall of the western German city of Aachen, honoured Merkel for mediating a solution to the political crisis in the EU last year that led to EU reform. Among those on the guest list Thursday were Dutch Prime Minister Jan Peter Balkenende, Belgian Prime Minister Yves Leterme, Luxembourg Prime Minister Jean-Claude Juncker and King Juan Carlos of Spain.

The European leadership prize, awarded since 1950 in Aachen, a German city near the Belgian and French border, is named after the Emperor Charlemagne (768-814) who united a vast region of Europe from France to northern Germany. Previous winners include Winston Churchill, Tony Blair, Bill Clinton and Pope John Paul II.


(Source: Spiegel Online, Agence France Presse, Trend News Agency)

Erna Blumhardt


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La question épineuse d’un éventuel boycott des Jeux Olympiques de Pékin, des 8 au 24 août prochains avait déjà été évoquée il y a un an lors de la campagne présidentielle pour donner un coup de projecteur sur la situation dramatique au Darfour (la Chine ayant des intérêts au Soudan), elle est revenue au cœur de l’actualité suite à la répression par les autorités chinoises communistes des émeutes au Tibet.
Cinq mois avant les Jeux Olympiques de Pékin, la répression continue et la question fait débat  tant au niveau national et qu’européen:  faut-il concourir aux prochains JO et se taire; en profiter pour dénoncer les violations des Droits de l’Homme; ou décider de boycotter la manifestation.
L’équation à résoudre est particulièrement complexe en plus des enjeux sportifs, politiques et économiques se dressent la sensibilité de l’opinion et la particularité du dialogue avec la Chine, pays susceptible de crispations nationalistes. La multiplicité et  le poids de ces enjeux justifient en partie la diversité des positions nationales affichées.


Un boycott sportif des Jeux olympiques écarté

La menace d’un boycott des Jeux Olympiques est un vieux refrain dans l’Histoire du sport. Incroyable caisse de résonance, la plus grande célébration sportive est un moyen de pression à l’écho insondable, l’occasion de porter ses revendications aux yeux du monde, de déployer des manifestations à la symbolique forte.
La perspective d’un boycott des Jeux Olympiques dans leur ensemble comme moyen de pression sur le régime communiste, initialement évoquée par certains, semble finalement écartée dans la mesure où elle ne punirait que les sportifs et où leur activité se substituerait à des responsabilités d’ordre politique. Les délégations nationales semblent aujourd’hui avoir largement décidé de se présenter aux épreuves sportives et l’éventualité d’un boycott se limite à la cérémonie d’ouverture.


Des intérêts économiques à préserver

Même si le sport, discipline gratifiante par excellence, ne doit pas être dévoyé par la classe politique et des considérations économiques, leurs arguments pèsent fortement dans le débat actuel du boycott des Jeux de Pekin.
Le sport et les Jeux Olympiques sont malgré eux des événements à fort impact économique d’une part pour les instances olympiques et d’autres part pour les pays participants. C’est dans cet esprit que le CIO avait attribué, il y a 7 ans l’organisation à la Chine, nation qui symbolisait un marché avec un énorme potentiel de croissance, bien que déjà à l’époque éloignée des Droits de l’Homme et du respect de l’environnement. La Chine avait à cette époque promis que ce seraient des jeux placés sous le signe de l’éthique, de la paix et du respect de la dignité humaine. Qui en doutait alors? De même, la récente attribution des Jeux Olympiques d’hiver à la ville russe de Sotchi en 2014 a suscité de vives critiques, forçant le trait d’un mouvement régi par l’argent.
De même, pour la plupart des 27 pays européens, la Chine reste un partenaire économique important, un marché émergent colossal qu’il ne faut pas risquer de froisser. En effet, la centralisation de l’économie chinoise et sa mise en musique par le parti tissent des liens étroits entre pouvoir politique et économique. La valse hésitations des pays étrangers tient en partie à cette crainte de sanction commerciale aux conséquences économiques nationales majeures. Certains hommes d’affaires se font l’écho de cette menace et pense qu’il est préférable de « jouer collectif » et d’abattre une carte européenne plutôt qu’une carte française.


Une instrumentalisation politique nationale

SI les familles politiques européennes condamnent à l’unanimité les répressions, la majorité des partis reste frileuse à l’idée d’un boycott. Néanmoins on peut regretter une instrumentalisation politique nationale en récupérant la question selon les intérêts politiques du moment. La minorité se fait ainsi entendre. Pour le PS par exemple, Ségolène Royal, Jack Lang, François Hollande ont pris le contre-pied de la position mitigée du gouvernement en évoquant l’hypothèse ou la faveur d’un boycott des JO. Les Verts pour la plupart appellent le monde entier à « foutre le bordel à Pékin ». 
Au sein de l’UMP, Jean-Pierre Raffarin, Jean-François Copé se sont clairement affirmés contre l’éventualité d’un boycott qui serait un acte de fermeture face à la volonté d’ouverture du peuple chinois.
Entre les membres du gouvernement, la question fait aussi débat et les divergences s’affirment. De nombreux ministres s’expriment contre l’idée d’un boycottage. Le  Président de la République, Nicolas Sarkozy n’exclut pas cette éventualité, mais sa position semble plus relever d’un souhait consensus européen, du fait la présidence européenne de l’Union qui sera la sienne au moment de l’événement. Bernard Kouchner a également évoqué une « piste européenne » en suggérant à ses homologues des Vingt-Sept de recevoir le Dalaï Lama. Une proposition qui n’a jusqu’alors n’a pas fait l’unanimité. Difficiles dans ces conditions divisées et évolutives, d’apprécier la lisibilité de la position française, alors de là à envisager une concensus au niveau européen…..


Positions respectives des pays membres de l’UE

S’ils sont unanimement opposés à un boycott total de l’événement sportif, les Européens apparaissent divisés sur la question d’un boycott de la cérémonie d’ouverture. Certains ont déjà clairement pris positions alors que d’autres, les plus nombreux préfèrent menacer et ne pas se prononcer prématurément. On distingue ainsi :
- D’un côté, les anti-boycotts guidés jusqu’alors par la Grande-Bretagne. La Grande-Bretagne s'est jusqu'ici refusée à envisager toute forme de boycott des JO de Pékin (8-24 août), refusant de mélanger sport et politique, alors que Londres prépare déjà ses propres Jeux en 2012. Mais, peut-être influencé par le parcours sous tension de la flamme olympique à Londres dimanche, le Premier ministre britannique Gordon Brown a annoncé mercredi 9 avril qu’il n'assisterait pas à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin mais sera en revanche présent à la cérémonie de clôture.
Ce revirement britannique a surpris la classe politique. Chypre, le Danemark, L’Espagne, la Suède, le Portugal et le Luxembourg, qui s’alignaient jusqu’alors sur la position britannique, sont pour l’instant toujours positionnés contre la boycott.
- À l’opposé, on trouve les pro-boycotts, comme certains dirigeants d'Europe de l'Est qui ont déjà annoncé leur intention de ne pas se rendre à la cérémonie du 8 août, jugeant la présence d’hommes politiques inopportunes et irresponsables. C’est ici la position du Polonais Donald Tusk, du président tchèque Vaclas Klaus, et du président estonien Thomas Hendrik Ilves. Le Premier ministre slovaque Robert Fico a déclaré aussi qu’il n’irait pas à Pékin, mais en soulignant que sa position n’était pas liée au Tibet.
- Enfin, les plus nombreux n'ont pas encore pris fermement position et semblent jouer la montre. Ainsi en Allemagne, alors qu’Angela Merkel n’avait de toute façon pas l’intention de se rendre en Chine, le président Horst Köhler, n’a pas dit a ce jour s’il assisterait ou non à la ceremonie. De même au sein du Royaume de Belgique, les avis sont encore partagés. Bert Anciaux, le ministre des Sports , refuse de participer à la cérémonie d’ouverture, alors que pour Karel de Gucht, le ministre des affaires étrangères, le boycott n’est pas une bonne solution. La ministre autrichienne des Affaires étrangères Ursula Plassnik a déclaré vendredi dernier qu'un boycott de la cérémonie pourrait constituer
« un éventuel signal fort ». Enfin, la Belgique donnera sa position « en temps utiles », mais ajoutant  que «cela doit être une décision européenne ».


Position au sein des instances européennes

La Commission européenne se range globalement contre le boycott, à travers les opinions de ses représentants directement concernés par la question. Ainsi Benita Ferrero-Waldner (Commissaire aux relations extérieures), Jan Figel (Commissaire européen aux Sports) se sont prononcées contre l’idée d’un boycott. Les eurodéputés en majorité ne considèrent pas le boycott comme opportun, bien qu’ils s’interrogent sur l’harmonie des épreuves dans un État qui « massacre ses citoyens ». De même Le Haut Représentant de l'UE, Javier Solana et José Manuel Barroso incitent à se rendre à Pekin. Ce dernier déclarant « nous n’avons aucune certitude qu’un quelconque boycottage (sic) conduise à un plus grand respect de la loi en Chine ou au Tibet ».
Par contre, Hans-Gert Pöttering, président du Parlement européen s’exprime lui en faveur du boycott. Il a ainsi déclaré à la presse allemande  le 22 mars que s’il n’y a toujours pas de « signaux de compromis, je considère des mesures de boycott comme justifiées ».


Une initiative diplomatique vers une position européenne commune

Face à ce début de fracture entre européens et malgré leur divergence initiale sur la question, les 27 états membre de l’UE se mobilisent et tentent de dégager une position commune qu’appelle de ses vœux José Manuel Barroso. Dans cette recherche de consensus, une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres a été organisé les 28 et 29 mars en Slovénie autour de cette question. Cette première consultation s’est conclu sur une stratégie prudente d’attente. Les ministres se savant divisés sur la question ont estimé qu’il était prématuré d’appeler à une quelconque mesure anticipée de boycott. Les discussions ont essentiellement porté sur les termes d’une déclaration minimum commune, appelant à un dialogue constructif sur place. Dans le même esprit, une réunion des ministres des sports des vingt-sept a été initiée et aucun d’être eux n’a soutenu que le boycott soit la réponse adaptée à la situation.
Enfin, les Députés européens des 27, réunis à Bruxelles en session plénière, mercredi 9 et jeudi 10 avril ont donné leur avis sur la question. Ils ont condamné fermement « la répression brutale exercée par les forces de sécurité chinoises contre les manifestants tibétains » ainsi que tous les actes de violence. Par 580 votes pour, 24 contre et 45 abstentions les Parlementaires demandent à leurs gouvernants de conditionner cette participation à la reprise du dialogue entre la Chine et le Dalaï-Lama. À ce titre, il recommande au Conseil de nommer un envoyé spécial pour faciliter le dialogue entre les deux parties. Enfin, les Députés demandent à la présidence de l’UE de
« s'efforcer de dégager une position européenne commune en ce qui concerne la participation des Chefs d'États et de gouvernements ainsi que du Haut Représentant de l'UE à la cérémonie d’ouverture ».
La question sera à nouveau discutée lors du prochain Conseil européen des Affaires générales et extérieures le 28 avril.

Les arguments économiques et politiques sont éloquents en défaveur des décisions et des intérêts ultra nationaux. C’est pourquoi, l’alignement sur une position européenne commune semble faire son chemin.  À l’heure où l’émergence d’un défense européenne forte s’affirme pour peser sur la scène internationale, une consultation diplomatique aboutissant à un consensus européen sur la position à adopter face au problèmes olympique chinois serait de bon augure, gage d’autonomie et de crédibilité. Il est vrai que le revirement soudain et tranché de la Grande-Bretagne en faveur du boycott risque d’être un frein dans la voie du concenssus européen. Il faudra certainement attendre le changement de présidence le 1er juillet prochain, avec la France et Nicolas Sarkozy à sa tête, pour voir une décision unanime des pays de l’UE aboutir
L’Atelier Europe ne manquera pas, d’ici là, de vous tenir informer d’éventuels rebondissements et prises de positions européennes individuelles ou concertées.



Caroline MORARD
Pôle Études
Responsable du Groupe Santé & Sport



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Mes chers compatriotes,    

Le Parlement vient de voter la loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne.

Ce traité simplifié, c’est la France qui a pris l’initiative de le proposer pour sortir  l’Europe de la crise institutionnelle dans laquelle elle se trouvait plongée.

Pendant la campagne présidentielle, je m’étais engagé à tout faire pour convaincre  nos partenaires de tourner la page de la Constitution européenne qui ne pouvait plus  entrer en vigueur alors que deux pays, la France et les Pays-Bas, l’avaient rejetée  par référendum et qu’il n’était pas question de demander au peuple français et au  peuple néerlandais de se déjuger.

Dès lors que le projet de Constitution européenne se trouvait écarté, on ne pouvait  en rester là.  Il fallait débloquer un système de décision qui ne correspondait plus aux exigences  d’une Europe à 27 et qui la paralysait. Et il fallait en même temps faire en sorte que soit respecté le choix des peuples qui avaient accepté de ratifier la Constitution  comme de ceux qui l’avaient refusée.

Un traité simplifié, ne conservant que les dispositions institutionnelles qui avaient  paru recueillir un consensus assez large pendant la campagne du référendum était  une  solution  qui  permettait  de  dépasser  les  oppositions  entre  partisans  et  adversaires de la Constitution.

Il  s’agissait  d’abord  d’être  efficace  en  instituant  les  règles  qui  donneraient  aux  peuples européens les moyens de décider ensemble. C’était vital pour l’avenir de  l’Europe et pour sa capacité d’agir.

Pour convaincre tous nos partenaires d’accepter ce nouveau traité simplifié que nous  leur proposions et qui n’était plus une Constitution, il fallait qu’en cas d’accord nous  nous engagions à le faire approuver par voie parlementaire. Si cette condition n’avait  pas été remplie, aucun accord n’aurait été possible.
J’ai dit pendant la campagne présidentielle que c’est ce que je ferais si j’étais élu.  Cela faisait partie, mes chers concitoyens, du mandat que vous m’avez confié en  m’élisant  Président  de  la  République.  Cet  engagement  que  j’avais  pris  solennellement devant vous, je l’ai tenu.

Grâce à l’initiative française, grâce à l’Allemagne qui présidait alors l’Union et à la  Chancelière Angela Merkel à laquelle je veux rendre hommage, l’Europe dispose  maintenant du cadre qui lui est nécessaire pour se remettre en marche.
Désormais  il  y  aura  plus  de  démocratie,  plus  de  responsabilité  dans  le  fonctionnement  de  l’Europe.  Les  décisions  seront  mieux  contrôlées  par  les  Parlements nationaux, et elles seront davantage prises à la majorité qualifiée qu’à  l’unanimité.

Par ce succès, car c’est un succès, la France est de retour en Europe. Elle y a  retrouvé son influence, sa capacité à faire valoir son point de vue, ses valeurs et le  rôle moteur qui avait toujours été le sien par le passé.

A partir du 1er juillet de cette année, notre pays présidera l’Union pour six mois. Ce  sera un moment important. Le traité simplifié était une condition nécessaire pour  sortir de la crise européenne. Il ne la résout pas à lui tout seul. Rien ne serait plus  dangereux que de faire comme si rien ne s’était passé, comme si tout pouvait  continuer comme avant. Maintenant que l’Europe peut décider, le problème est de  savoir ce qu’elle veut.

Ce ne sont pas les « non » français et néerlandais qui ont causé le malaise de  l’Europe mais le contraire. Les peuples ont perdu leur foi dans l’Europe quand ils se  sont  mis  à  éprouver  le  sentiment  que  l’Europe  n’agissait  plus,  qu’elle  ne  les  protégeait plus, Qu’elle rendait leur vie plus dur au lieu de la rendre plus facile. On en  était arrivé au point où l’Europe n’exprimait plus une volonté collective, où il n’y avait  plus en son sein aucun des débats qui font la vie de toutes les grandes démocraties,  où nos entreprises n’étaient pas assez défendues face aux concurrences déloyales,  alors que partout ailleurs elles étaient protégées.
En affirmant que la concurrence n’est pas une fin en soi mais un moyen et en  donnant à l’Union comme objectif de protéger ses citoyens, le traité simplifié marque  une inflexion par rapport aux dérives qui s’étaient manifestées dans un passé récent.

Maintenant, l’enjeu est de remettre de la politique en Europe, de ne plus abandonner  l’Europe au seul jeu de règles automatiques qui ne laissent aucune place à la  décision et à la responsabilité politique. Il faut pouvoir parler de tout comme dans  n’importe quelle démocratie : de la monnaie qui n’est pas un sujet tabou, de la  politique commerciale, de la politique industrielle, de la réciprocité en matière de  concurrence ou des dérives du capitalisme financier.

Face aux grandes puissances qui émergent dans le monde, face aux risques de  toutes natures qui menacent la paix, la stabilité et même l’avenir de la planète,  l’Europe doit agir , c’est ma conviction, comme une grande puissance faisant valoir  son point de vue et défendant ses intérêts, comme le font toutes les autres grandes  puissances dans le monde.

Je souhaite que la présidence française soit l’occasion d’avancer dans cette voie.  C’est dans cet esprit que je proposerai à nos partenaires comme priorité de travailler  sur  une  stratégie  de  développement  durable,  une  politique  commune  de  l’immigration, une défense européenne et une refondation de la politique agricole.  Sur tous ces sujets nous devons agir ensemble.  Sur  tous  ces  sujets  nous  avons  besoin  de  politiques  communes  qui  expriment  réellement une volonté collective.  Je veux mettre toute mon énergie pour y parvenir.  Je veux que la France donne l’exemple. Je veux qu’elle soit de nouveau en Europe  une force de proposition et une force d’entraînement.

Mes chers compatriotes, l’avenir de la France et le destin de l’Europe sont liés.  Désunis, les peuples d’Europe ne pourraient pas relever les défis du XXIe siècle.  Unis, ils représentent une formidable puissance politique,  économique, culturelle,  morale, qui aura son mot à dire dans les affaires du monde. C’est pour cela que  l’Europe est si importante.  Dans le respect des opinions et des sensibilités de chacun, je forme le vœu que,  dépassant les clivages partisans et les oppositions du passé, nous soyons tous  rassemblés pour que l’Europe se fasse, qu’elle se fasse sur des valeurs, des critères,  des objectifs dans lesquels nous nous reconnaissons tous.

Français, nous pouvons être fiers de ce que nous venons d’accomplir.
Rassemblés, ce que nous accomplirons demain sera plus grand encore.


Vive l’Europe !
Vive la France !





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    La Convention sur l'Europe organisée par l'UMP, s’est déroulée mercredi 30 janvier 2008, à la Maison de la Mutualité, à Paris. Les deux tables rondes étaient animées par Alain LAMASSOURE, deputé européen; Pierre LEQUILLER, président de la délégation de l’Assemblée nationale pour l’Union européenne; et Hubert HAENEL, président de la délégation du Sénat pour l’Union européenne.



    La première table ronde a examiné les modifications introduites par le Traité de Lisbonne. Elle était composée de Gianfranco FINI, ancien vice-président du Conseil italien; Bronislaw GEREMEK,ancien ministre des Affaires étrangères polonais; Pierre GIACOMETTI, ancien directeur d’Ipsos; Sylvie GOULARD, présidente du Mouvement européen France; Françoise GROSSETÊTE, député européen (France); Inigo MENDEZ DE VIGO, député européen (Espagne); et Vaira VIKE-FREIBERGA, ancienne Présidente de Lettonie, vice-présidente du groupe de réflexion sur l’avenir de l’Europe. La table ronde a été conclue par Michel BARNIER, ministre de l’Agriculture et de la Pêche. Mariano RAJOY, président du Partido Popular (Parti Populaire Espagnol), et le Premier Ministre, François FILLON, ont ensuite prononcé deux allocutions.

    La seconde table ronde a détaillé l’ordre du jour de la prochaine Présidence française de l’Union européenne. Elle était composée de Jacques BARROT, ancien ministre, vice-président de la Commission européenne, commissaire européen aux Transports; Nicolas BAVEREZ, avocat et essayiste; Joachim BITTERLICH vice-président exécutif de Veolia environnement pour les affaires internationales; Jean-Dominique GIULIANI, président de la Fondation Robert Schuman; Antoine HERTH, secrétaire national de l’UMP en charge de l’agriculture, député du Bas-Rhin; Brice HORTEFEUX, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement; et Pierre LELLOUCHE, député, conseiller de Paris.

    La journée a été couronnée par les discours d'Angela MERKEL, Chancelière de la République Fédérale d'Allemagne, et du Président de la République, Nicolas SARKOZY.


Le traité de Lisbonne: une Union européenne plus efficace et plus démocratique

    Inaugurant la première table ronde, Alain LAMASSOURE a rappelé les progrès institutionnels introduits par le traité de Lisbonne :
  • vote à l'unanimité au Conseil remplacé par la majorité qualifiée pour un certain nombre de sujets, ce qui permettra d'éviter de nombreux blocages ;
  • extension du mécanisme de la coopération renforcée, qui permettra aux pays « éclaireurs » d'ouvrir des nouvelles voies (un point également souligné par Michel BARNIER) ;
  • désignation d’un Président du Conseil européen à temps plein, qui, aux côtés du Président de la Commission et du Haut-Représentant pour la Politique Etrangère, permettra d’accroître la cohérence interne et la visibilité externe de l’Union européenne ;
  • compétences renforcées du Parlement européen, qui votera la totalité du budget européen et investira le Président de la Commission au lendemain de sa propre élection ;
  • l’UE dotée de la personnalité juridique.
Ces avancées rendront l’Union européenne plus efficace et plus démocratique.


Quelles nouvelles politiques pour l’Union?

    Alain LAMASSOURE a également souligné que la fin du débat institutionnel permettrait à l’UE de se tourner vers ce qui intéresse réellement ses citoyens, à savoir la politique.

    Le traité de Lisbonne définit lui-même de nouvelles politiques. Inigo MENDEZ DE VIGO a mis en avant la lutte prioritaire contre le réchauffement climatique. Vaira VIKE-FREIBERGA et Bronislaw GEREMEK ont fortement appuyé la définition d’une politique énergétique européenne. Bronislaw GEREMEK a également appelé l’Union européenne à ne pas négliger l’éducation de ses citoyens à l’humanisme et à la solidarité. Sylvie GOULARD a rappelé que, si le nouveau Traité permettrait effectivement d’améliorer la transparence au sein de l’Union, la démocratisation des pratiques européennes restait à accomplir. Gianfranco FINI et François FILLON se sont félicités du contrôle de subsidiarité accordé aux Parlements nationaux.

    S’agissant des défis à relever, Vaira VIKE-FREIBERGA a souligné le rôle capital du Kosovo pour la réussite ou l’échec de la politique extérieure de l’UE. Gianfranco FINI et Inigo MENDEZ DE VIGO ont pour leur part appelé à poursuivre les négociations d’adhésion avec la Turquie. Patrick DEVEDJIAN et Françoise GROSSETÊTE ont toutefois rappelé deux des conditions préalables à une adhésion éventuelle: le retrait de l'armée turque du Nord de Chypre et la réunification de l’île.

    Enfin, Pierre GIACOMETTI a rappelé que, en dépit de différences entre les pays, la pauvreté, l'exclusion sociale et le chômage, l'insecurité intérieure (délinquance) et extérieure (terrorisme) et l'immigration constituaient des préoccupations communes à l’ensemble des opinions publiques européennes. Cette unité de vues justifie la définition de nouvelles politiques pour l’UE.


Mariano RAJOY et François FILLON: l’unité européenne restaurée

    L’intervention de Mariano RAJOY a mis en avant les valeurs communes qui unissaient les Européens. Ces valeurs justifient l’existence du projet européen et devront demeurer à la base des futures politiques de l’Union européenne. M. RAJOY a reçu le soutien de l’ensemble des intervenants dans la perspective des prochaines élections législatives en Espagne.

    Dans son discours, François FILLON a rappelé que le non français au traité constitutionnel n'était pas un non à l'Europe. Les modifications obtenues par Nicolas SARKOZY aux traités existants (notamment la protection accrue des services publics et la disparition de la « concurrence libre et non faussée » comme objectif fondateur de l’UE) démontrent que les préoccupations exprimées par les Français lors du référendum ont été prises en compte. Le traité de Lisbonne est soutenu par l’ensemble des gouvernements socialistes européens. Dans ces conditions, la position d’abstention adoptée par le Parti Socialiste français apparaît incompréhensible.


La Présidence Française: pour une Europe qui protège

    A la suite de Nicolas BAVEREZ, les participants à la seconde table ronde ont tous souligné les défis que devrait relever l’Union européenne face à la mondialisation. Jean-Dominique GIULIANI et Pierre LELLOUCHE ont tous deux appelé l’UE à assumer elle-même sa propre défense. Disposant du PIB le plus élevé de la planète (plus de 16 000 milliards de dollars), l'UE ne peut plus en effet se reposer exclusivement sur l’Alliance atlantique, sauf à renoncer à toute autonomie sur la scène internationale. Pierre LELLOUCHE a toutefois souligné qu’une défense européenne efficace devrait dans un premier temps se limiter aux principaux Etats membres, qui contribuent pour l’essentiel aux dépenses militaires européennes. La fixation d'un « critère de convergence défense », d’environ 2% du PNB de chaque Etat membre, apparaît pour l’UE comme un objectif lointain mais possible.

    L'immigration apparaissant comme un souci commun à l’ensemble des Européens, Brice HORTEFEUX a détaillé la proposition, voulue par Nicolas SARKOZY, d’un Pacte européen de l'immigration. L’adoption de ce Pacte, prévoyant notamment une harmonisation des décisions européennes en matière de régularisation et de droit d’asile, constituera une des priorités politiques de la future Présidence Française de l’UE.

    Finalement, Joachim BITTERLICH a rappelé que la sécurité énérgetique et le developpement durable constituaient les priorités fondamentales de l’Union européenne pour les années à venir. La mise en oeuvre de ces deux politique passe par un marché intérieur de l'énérgie, une technologie européenne avancée du « low carbon » et la solidarité énérgetique entre Etats membres.

    En guise de conclusion, Jacques BARROT a appelé de manière urgente l’Union européenne à se doter des moyens de ses ambitions. Ainsi qu’il l’a souligné, le budget global de l’UE ne représente qu’environ 30% du budget du Pentagone! Une somme qui ne permettra en aucune manière à l’Union de faire face aux défis qui l’attendent.

   
Angela MERKEL: des nations fortes dans une Europe fière de son modèle social

    Rendant un hommage appuyé à l’amitié franco-allemande et au rôle personnel de Nicolas SARKOZY dans le succès de la présidence allemande de 2007 et la conclusion du nouveau traité, Angela MERKEL a promis l’appui de l’Allemagne pour assurer le succès de la présidence française.

    La Chancellière a ensuite souligné la difficulté et la nécessité des ruptures induites par la mondialisation. Certaines réformes, comme le prolongement de la durée légale du travail, sont naturellement mal comprises par la population. Ces réformes sont pourtant indispensables pour préserver l’emploi, les droits sociaux et le développement durable en Europe. L'attachement à l’économie sociale de marché représente, pour l’Allemagne comme pour l'Europe, une spécificité digne d’être préservée, mais qui nécessitent des adaptations permanentes.

    L'Union européenne, a rappelé Mme Merkel, ne peut pas fonctionner sur un mode centralisé: certaines politiques doivent nécessairement rester de la compétence des Etats. Qui plus est, l’attachement des citoyens à leurs identités nationales ne doit pas être combattu, mais respecté. L’Union européenne doit avancer dans le respect des racines historiques de l’Europe.


Nicolas SARKOZY: une grande ambition pour l’Europe

    Rendant à son tour hommage à la Chancellière, Nicolas SARKOZY a lui aussi souligné son attachement à l’amitié franco-allemande. Il a également rappelé son attachement aux racines historiques de l’Europe, notamment ses racines chrétiennes.
  
    Pour le Président de la République, l’Europe doit à la fois protéger ses citoyens et tirer parti de la mondialisation. Cette ambition justifie les priorités définies pour la prochaine Présidence française de l’Union européenne :
  • L’immigration. Dans une Union européenne désormais sans frontières, une politique commune en matière d’immigration apparaît pour le Président incontournable. Ce sera le sens du Pacte européen de l’immigration que la France proposera à ses partenaires.
  • La sécurité européenne. Le Président a rappelé que « l’Europe ne sera pas une puissance politique si elle n’est pas capable d’assumer elle-même sa sécurité ». Il a en conséquence renouvelé son appel à accroître et à mutualiser les dépenses militaires européennes.
  • La PAC. Nicolas SARKOZY a insisté sur la nécessité de préserver l’indépendance alimentaire de l’UE, y compris par le maintien de la préférence communautaire.
  • L’énergie et l’environnement. Le Président de la République a appelé les Européens à prendre la tête de la lutte pour un monde durable.

    Le Président français a également rappelé sa volonté de voir l’Union européenne stabiliser ses frontières. Il a réaffirmé son désir de voir la Turquie conclure un Partenariat privilégié avec l’Union européenne. Il a conclu son intervention par un message d’espoir pour l’avenir et un engagement à mettre la « culture de l’écoute et du compromis » au « service de l’action ».


Nous avons aussi demandé leur avis sur cette journée à, respectivement, Monsieur le Député européen Gauzès, Madame le Député européen Grossetête et Monsieur le Député Lequiller:




L'intégralité de la Convention peut être vue en vidéo ici.


Alexandra GEROTA
Pôle Journal

Quentin PERRET
Pôle Études / Responsable du Groupe Énergie et Europe Élargie




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 Devant les Parlementaires européens, Nicolas Sarkozy a rappelé la volonté de ramener la France au centre du jeu européen.  Même si certains vieux réflexes ont la vie dure et ont pu exaspérer nos voisins (criques de la BCE, sommet de Porto, petites tensions avec l'Allemagne), il est indéniable qu'en 6 mois, la pratique française de l'UE a changé : un Secrétaire d'État présent chaque semaine à Bruxelles, des symboles forts (drapeau européen sur la photo officielle du Président, défilé des armées européennes le 14 juillet), le Mini-traité... Comment ce nouveau positionnement de la France en Europe est-il perçu par nos partenaires ? 
Monsieur le Député européen