Madame le Député européen Christine de Veyrac, ouvre l'année 2007 avec une question qui sera très certainement débattue en France: "L'Europe en veut-elle à mon postier?": N'ayons pas peur des mots... ce n'est pas à mon postier que l'Europe en veut, c'est aux monopoles contre lesquels les usagers sont démunis d'alternative !
Ce qui a été engagé il y a 10 ans, c'est en effet une ouverture encadrée du service postal à la concurrence. Ce n'est ni la fin des facteurs, ni la suppression des postes, ni la disparition des boîtes à lettres, ni celle du timbre à tarif unique !
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Afin de protéger les opérateurs historiques (et leur laisser le temps notamment de réaliser les adaptations nécessaires à l'arrivée de concurrents), la libéralisation a été engagée de manière extrêmement progressive : elle a d'abord concerné les envois de plus de 350 g, elle s'est poursuivie avec les plis de plus de 100g (2003), puis en 2006 avec ceux dépassant 50g.
Pour les lettres de moins de 50 grammes, la date retenue, à priori, est 2009.
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En outre, la libéralisation finale est soumise à une condition de taille : l'obligation de "préservation du service universel".
Ce "service universel" (tel qu'il est défini dans les textes européens) garantit que tous les citoyens puissent poster ou recevoir du courrier, 5 jours par semaine (minimum), à des prix abordables, même s'ils vivent dans des régions reculées.
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La question est donc de savoir comment l'on finance cette obligation de "service universel".
Pour cela, le texte de la Commission prévoit d'ores et déjà diverses possibilités, à la disposition des Etats. Ceux-ci auront notamment le choix entre le versement d'aides publiques directes aux opérateurs qui assumeront les dessertes non rentables, ou bien la création d'un fonds de compensation alimenté par l'ensemble des opérateurs, ou bien encore un système de "pay or play" à la finlandaise où les nouveaux entrants sur le marché paient des droits d'entrée pour le financement des missions de service public. Cette dernière possibilité (qui a notamment les faveurs de la Poste française) a néanmoins montré ses limites dans les télécoms, s'avérant fortement défavorable à l'entrée sur le marché de nouveaux opérateurs.
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Enfin, à la gauche qui serait tentée aujourd'hui de protester contre cette ouverture à la concurrence... rappelons que la libéralisation du courrier date de décembre 1997... elle a donc été engagée à Bruxelles par un gouvernement socialo-écolo-communiste comprenant M.Jospin, M.Chevènement, Mme Buffet, et Mme Voynet !Nous remercions chaleureusement Madame le Député européen d'avoir participé aux Lundis de l'Europe.
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