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20/10/2006

Depuis le 29 mai 2006, la Commission Européenne, par l’intermédiaire de José Manuel BARROSO, son président et de Stavros DIMA, commissaire européen en charge de l’environnement, a lancé la campagne de sensibilisation  « Le changement climatique, vous pouvez le maîtriser » à l’attention de tous les citoyens européens.

Des affiches géantes ont ainsi été dévoilées dans toutes les capitales européennes, laissant apparaître la terre munie d’un thermostat. Des bâtiments ou statues publiques en ont même été recouverts.

Parallèlement en France, le ministère de l’écologie a lancé une vaste campagne de communication à l’attention du grand public, sur fond de « Réduisons nos déchets, ça déborde » ou encore « Il n’y a pas de petit geste lorsque nous sommes 60 millions à le faire ».

Pourquoi autant de médiatisation de l’environnement ? En quoi le grand public serait concerné ? N’est-ce pas aux industriels et aux agriculteurs de modifier leurs pratiques ?

Un rapport de l’IFEN (Institut Français de l’Environnement), publié ce mois d’octobre 2006, se basant sur la méthodologie de l’Agence Européenne de l’Environnement, dresse un discours assez novateur en matière de protection de l’Environnement pointant du doigt les pratiques des ménages ainsi que les dynamiques socio-économiques. Ainsi, selon Marie CUGNY-SEGUIN, coordinatrice du document de l’IFEN, « des résultats réels, même s’ils restent perfectibles ont été obtenus dans la lutte contre les sources ponctuelles de pollution, l’enjeu maintenant est surtout du côté des sources de pollutions diffuses, celles qui nécessitent l’adhésion de chacun dans ses choix individuels de consommation ». Ainsi le vieillissement de la population, la recomposition familiale, l’augmentation de la surface de logement, la multiplication des déplacements, l’accroissement du temps consacré aux loisirs, l’attraction vers les régions littorales, l’engouement pour les zones périurbaines, les choix de consommation représentent autant de facteurs faisant pression sur l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre et donc sur le réchauffement climatique. « Le pollueur, ce n’est pas l’autre, c’est tout le monde » affirme encore Marie CUGNY-SEGUIN.

Selon la Commission Européenne, 16% des émissions de gaz à effet de serre et un tiers de la consommation énergétique sont imputés aux ménages ; les voitures particulières quant à elles sont responsables d’un dixième des émissions de gaz à effet de serre.
Bref la commission européenne tire la sonnette d’alarme en direction des ménages car « il y a vraiment de choses que les individus peuvent faire pour lutter contre le changement climatique ».

En témoignent ces exemples donnés sur le site de la Commission Européenne pour réduire notre empreinte écologique :

-    Au lieu d’utiliser la voiture pour de petits trajets, marchez ou faites du vélo. Si vous devez prendre votre voiture, conduisez de façon écologique : démarrez le moteur sans appuyer sur l’accélérateur, passez le plus vite possible à la vitesse supérieure, surveillez la route pour éviter les accélérations et freinages brutaux, etc.

-    Plantez un arbre. Un arbre de taille moyenne absorbe environ six kilos de CO2 par an : il peut donc éliminer jusqu’à 250 kilos de CO2 en 40 ans.

-    Diminuez la température de 1°C et vous allégerez votre facture de chauffage de 10 %.

-    Éteignez la lumière et les appareils dont vous n’avez pas besoin. Ne laissez rien en mode veille.

-    Lorsque vous vous préparez un café ou un thé, ne faites chauffer que la quantité d’eau dont vous avez besoin. Faire bouillir une bouilloire remplie d’eau consomme autant qu’éclairer votre salle de séjour pendant toute une soirée.


Alors faites un geste, ça chauffe.

Sophie Nourisson



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