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 Dans le cadre de notre série sur les 50 ans du Parlement européen, nous avons demandé à deux Députées européennes leurs avis sur le rôle de cette institution et de ses membres. Madame Elisabeth Morin, membre du Bureau politique de l'UMP et Conseillère régionale de Poitou-Charentes est la première à nous répondre:
Quel doit être le rôle d'un Député au Parlement européen dans le débat national ? Comment expliquer que leurs  actions et leurs prises de positions soient si méconnues ?


Aujourd'hui un Député au Parlement européen doit être en prise directe constante avec le niveau national, d'une part parce que la Présidence française met la France au cœur des préoccupations européennes, comme elle met l'Union européenne au cœur des préoccupations françaises. L'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne conforte encore la force de l'articulation entre Parlement national et Parlement européen : les logiques d'évolution des lois françaises et des directives européennes, la rapidité d'application des directives européennes au niveau national renforcent cette nécessité de cohérence entre le niveau national et le niveau européen.
Par dessus tout, les parlementaires européens doivent constamment s'impliquer dans le débat national français pour veiller à ce que la prise en compte d'une analyse ouverte au niveau européen guide les réflexions et les analyses nationales. J'ajouterai personnellement que je crois fondamentalement que le parlementaire européen doit aussi largement s'impliquer dans le débat régional, niveau très important de mise en œuvre des politiques européennes et de cohésion sociale et territoriale.
Quand toutes ces raisons s'ajoutent les unes aux autres, un Député au Parlement européen aujourd'hui doit conjuguer trois niveaux d'action :
  • la préparation de la Présidence française de l'Union européenne qui nécessite un travail constant avec le gouvernement en général, avec les Ministres en particulier, avec les parlementaires nationaux français et avec les partis politiques,
  • son travail parlementaire alterné entre Strasbourg et Bruxelles dans les commissions parlementaires, sur des rapports dont il a la responsabilité, dans les délégations internationales...Il s'engage aussi sur des actions qui lui tiennent à cœur (lutte contre le cancer, Alzheimer, etc.)
  • l'ancrage local nécessite aussi une forte présence sur le terrain auprès des instances politiques locales, auprès des organisations professionnelles, des militants... Mais pour la circonscription Ouest de la France c'est la présence dans les treize départements qu'il faut assurer : c'est bien vaste, ce qui peut expliquer que nos concitoyens ont le sentiment que leur Député au Parlement européen est un peu loin ; le calendrier parlementaire européen très chargé (trois semaines à Bruxelles, une semaine à Strasbourg chaque mois), les convictions à faire vivre à travers son travail de Député occupent une très grande partie du temps.

Les Députés au Parlement européen doivent se saisir les sujets qui touchent au plus près la vie des français : leur vie sociale, leur santé, leur environnement, etc.

Mais, les citoyens français doivent aussi prendre conscience qu'aujourd'hui ils sont des citoyens européens, que leur espace de vie, de travail, c'est l'Europe.
À nous, Députés au Parlement européen de leur en faire prendre conscience dans une forte articulation avec les préoccupations françaises.


L'Atelier Europe remercie chaleureusement Madame la Députée européenne pour sa participation aux Lundis de l'Europe.



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08/02/2008
336 voix contre 52 à l'Assemblée nationale.
265 voix contre 42 au Sénat.

Le score est sans appel: les parlementaires français ont massivement voté en faveur de la ratification du Traité de Lisbonne; et ce après les votes positifs de la Hongrie, la Slovénie, Malte et la Roumanie.

L'Atelier Europe salue cette avancée qui permet à notre pays de sortir de l'ornière du non de 2005.
Regrettons juste que 167 députés n'aient pas pris part au vote... Presque 30% de l'Assemblée nationale! À titre de comparaison, seuls 11 sénateurs n'ont pas voté (moins de 1% du Sénat).

Concentrons-nous toutefois sur l'essentiel:
l'Europe est de nouveau en mouvement et la France poursuit son grand retour sur la scène européenne.

À nous citoyens de les accompagner pour que l'Europe soit un succès!
       






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La Commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen a adopté hier à une très large majorité le rapport présenté par le Français Alain Lamassoure (PPE-DE) et le Roumain Adrian Severin (PSE) sur la répartition des sièges au Parlement après les prochaines élections européennes de 2009. Cette collaboration entre deux élus de partis opposés nous rappelle aussi que le futur de l’Union dépasse le seul intérêt partisan. C’est d’ailleurs cette « recherche d’une répartition plus juste des sièges des Députés européens parmi les États-membres, basées sur un critère objectif » qui a permis à MM. Lamassoure et Severin d’être proposés au titre de parlementaires européens de l’année.


Avec 17 voix en faveur du modèle proposé (5 contre, 3 abstentions), il est plus que vraisemblable que le texte sera approuvé lors de la plénière du 11 octobre prochain et que les chefs d'État et de gouvernement l'adopteront formellement lors du Conseil européen informel qui se tiendra une semaine plus tard.

Cette réforme était rendue obligatoire avec le passage de 785 élus à 750, tel que prévu par le futur traité modificatif de l'Union européenne, et non 736 comme le prévoit l'actuel Traité de Nice. Basée sur le principe de la "proportionnalité dégressive", la future répartition serait donc la suivante:
- Allemagne: - 3 sièges (dans le nouveau traité, le plafond est fixé à 96 sièges au lieu des 99 prévus par le Traité de Nice)
- France: + 2 sièges (74 contre 72)
- Royaume-Uni: + 1 (73 au lieu de 72)
- Italie: status quo (72)
- Espagne: + 4 (54 au lieu de 50)
- Pologne: + 1 (51 au lieu de 50)
- Roumanie: status quo (33)
- Pays-Bas: + 1 (26 au lieu de 25)
- Grèce, Portugal, Belgique, Hongrie et République tchèque: status quo (tous 22)
- Suède: + 2 (20 au lieu de 18)
- Autriche: + 2 (19 au lieu de 17)
- Bulgarie: + 1 (18 au lieu de 17)
- Danemark, Slovaquie, Finlande: status quo (tous 13)
- Irlande et Lituanie: status quo (tous 12)
- Lettonie: + 1 (9 au lieu de 8)
- Slovénie + 1 (8 au lieu de 7)
- Estonie, Chypre, Luxembourg: status quo (tous 6)
- Malte: + 1 (6 au lieu de 5)

Nous laisserons le mot de la fin à Monsieur Lamassoure, que nous félicitons pour ce succès: "C'est sans doute la seule formule acceptable aujourd'hui par tous les États membres pour les élections 2009."



(Source : Agence Europe)

Le samedi 22 avril prochain aura lieu le premier tour des Présidentielles.
L'Atelier Europe ne pouvait rester inactif tant le choix du futur Président français aura un impact quant à la relance de la construction européenne.

Hors parmi tous les hommes et les femmes politiques que la Presse interroge régulièrement, il y a de grands oubliés: les Députés européens!
Pourtant, ils ont un rôle fondamental dans le processus législatif français: Plus de 60% des lois votées par le Parlement français sont des lois de transposition; ce qui signifie qu'elles sont d'abord passées entre les mains de leurs collègues européens.
Sans oublier que leurs positions et leurs contacts leurs permettent de prendre un peu de hauteur par rapport à un débat trop franco-centré.

C'est pour toutes ces raisons que l'Atelier Europe a proposé aux 17 Eurodéputés de l'UMP de répondre à une simple question:
Pourquoi Nicolas Sarkozy?

Leurs réponses seront mises en ligne chaque mardi et chaque jeudi d'ici au premier tour.
Et cela commence... demain!

Nous remercions vivement les Mesdames et Messieurs les Députés européens d'avoir accepté de participer à cette nouvelle rubrique.

Bonne lecture
et
Bonne campagne!



 Monsieur le Député européen Alain Lamassoure, Membre du bureau de la délégation des Députés européens UMP répond à notre question de la semaine "Le Parlement européen vient de procéder au renouvellement de ses dirigeants à mi-mandat. Ces changements ont-ils une signification politique ?" :

Oui. Et elle est très positive pour nos idées et pour notre parti.
Le chrétien-démocrate allemand Hans-Gert Pöttering est devenu Président du Parlement. Pour lui succéder à la tête du groupe politique du Parti populaire européen (PPE), l'UMP a réussi à faire élire Joseph Daul, eurodéputé alsacien - et signataire d'une de ces chroniques en décembre dernier. Joseph a été élu par une majorité qui comprenait les pays fondateurs, plus les pays méditerranéens et les Hongrois du groupe. Son principal concurrent, le Suédois Gunnar Hökmark, incarnait la vision plus britannique d'une Europe essentiellement économique, atlantiste et sans frontières.
Cette victoire est d'autant plus importante qu'avec 277 membres, élus des 27 Etats membres, le PPE est le groupe dominant du Parlement européen et que les Français de l'UMP ne sont que 17. En 2004, c'est ce groupe parlementaire qui a imposé José-Manuel Barroso comme Président de la Commission européenne, alors que les chefs d'Etats et de gouvernements ne parvenaient pas à trouver un accord sur un candidat. Et c'est grâce à l'influence politique du PPE que, par exemple, nous avons pu faire réécrire la directive sur les services et le règlement sur l'industrie chimique (dit "REACH") dans un sens conforme à la vision française.
Nous nous mettons ainsi en ordre de marche pour réussir la relance de l'Europe pendant la fenêtre d'opportunité qui s'ouvre entre le printemps 2007 et le printemps 2009. Nos partenaires allemands de la CDU assurent la présidence de l'Union (Angela Merkel) pour le 1er semestre 2007, et celle du Parlement jusqu'en juin 2009. Joseph Daul dirige le groupe PPE à Strasbourg jusqu'à la fin de la législature, tandis que José-Manuel Barroso
est aux commandes de la Commission et notre ami luxembourgeois Jean-Claude Juncker à la tête de l'Eurogroupe (qui rassemble les Ministres des Finances des membres de l'euro). Il ne reste plus ... qu'à porter Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République française pour pouvoir lancer la grande initiative européenne dont nous avons tant besoin.



Nous remercions chaleureusement Monsieur le Député européen pour sa participation aux Lundis de l'Europe, ainsi que pour sa disponibilité et l'aide qu'il nous apporte.
Nous vous invitons à le retrouver sur son site.