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When Germany's Chancellor Angela Merkel received an annual Charlemagne Prize on Thursday last Week for helping unite Europe, French President Nicolas Sarkozy was on hand to sing her praises. He said that they make a "harmonious couple". In response, Merkel, who last year held the European Union's six-month presidency, thanked Sarkozy for standing by Europe. She wished him well for the French EU presidency starting in July, saying: "Germany will support France's work for the well-being of Europe." On accepting the prize, she insisted "Europe was and will be our common destiny".

The annual EU award, in the historic town hall of the western German city of Aachen, honoured Merkel for mediating a solution to the political crisis in the EU last year that led to EU reform. Among those on the guest list Thursday were Dutch Prime Minister Jan Peter Balkenende, Belgian Prime Minister Yves Leterme, Luxembourg Prime Minister Jean-Claude Juncker and King Juan Carlos of Spain.

The European leadership prize, awarded since 1950 in Aachen, a German city near the Belgian and French border, is named after the Emperor Charlemagne (768-814) who united a vast region of Europe from France to northern Germany. Previous winners include Winston Churchill, Tony Blair, Bill Clinton and Pope John Paul II.


(Source: Spiegel Online, Agence France Presse, Trend News Agency)

Erna Blumhardt


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En Grande-Bretagne, le débat est vif depuis quelques semaines autour de la ratification et de l'adoption dans la loi britannique du Traité de Lisbonne.

En effet, aux dernières élections (2005), les trois principaux partis, Tony Blair en tête, avaient promis aux Anglais un réferendum sur l'adoption de la Constitution européenne.
Entre temps, les Français et les Hollandais ayant voté contre, le réferendum promis n'a pas eu lieu et les Britanniques n'ont pas pu exprimé leur opinion.(The Economist)

L'opposition conservatrice arguant que le traité de Lisbonne « représente un important transfert de souvereineté de Westminster à Bruxelles » (The Economist) a déposé un amendement pour obliger le gouvernement de Gordon Brown à faire un réferendum sur l'adoption du Traité de Lisbonne.

Le 5 mars, jour du vote, à la chambre des Communes, David Cameron (leader du Parti Conservateur) a même interpellé Gordon Brown: « If it looks like a Constitution, it sounds like a Constitution, that's because it is a Constitution » (Guardian). Il a également évoqué le terme d'Etats-Unis d'Europe; « Tony Blair is running for the United States of Europe »; terme que récuse absolument le Premier Ministre Britannique. Il le prévient et insiste sur la différence entre le Traité et la Constitution « Si vous [...] persistez à parler 'd'États Unis d'Europe' et de traité constitutionnel, vous n'avez pas de soutien dans le reste de l'Europe » (Guardian). Mr Miliband, ministre des Affaires étrangéres, avertit même qu'un référendum qui aboutirait à un non mettrait le Royaume-Uni en marge de l'Europe (Telegraph) et ajoute que le Traité est une bonne chose pour le Royaume-Uni (BBC News).

L'amendement en faveur d'un référendum a finalement échoué suite à une âpre bataille qui a divisé les différents camps. Le mardi 11 mars 2008, les députés britanniques ont accepté, pour de bon cette fois, la ratification du Traité de Lisbonne qui va maintenant être soumis aux votes à la Chambre des Lords.
Pour beaucoup, la promesse  d'un réferendum de Tony Blair et du Labour n'a pas été respectée. Cela va-t-il remettre en cause la confiance des Britanniques dans le gouvernement de Gordon Brown?


Émilie BAKRI
Responsable du Bureau de Londres




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Voici la seconde partie de notre entretien avec Monsieur Baudouin Bollaert.
La première partie est ici.



Quels sont aujourd’hui les différents handicaps de la politique d’innovation en Europe ? 
 Cette question est selon notre intervenant liée à la stratégie de Lisbonne laquelle fut définie en 2000 par les dirigeants européens qui se fixaient pour objectif de faire de l’Europe, d’ici à 2010, « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde. » Mais là encore, même si Baudouin Bollaert salue les succès enregistrés avec l’exemple de Galileo, il juge que les grandes firmes nationales gagneraient à travailler davantage ensemble pour faire émerger des projets novateurs en R&D et en innovation.

La défense européenne peut-elle cohabiter avec l’Otan ? Autrement dit comment peut-on concilier une ambition d'une autonomie de l'Europe sur cette question d’une part et de l’autre le maintien de la solidarité atlantique dans le cadre de l'OTAN? 
Otan, défense européenne...même combat ? C’est en substance l’idée défendue Baudouin Bollaert qui estime que les deux entités sont totalement complémentaires. Il rappelle de fait la bonne mise en œuvre actuellement des engagements pris dans le cadre  du processus dit « Berlin plus » repris par l’Union européenne et qui lui permettent d’accéder facilement aux moyens et capacités de l’Alliance pour des opérations dans lesquelles l’Alliance dans son ensemble ne serait pas engagée militairement.


Une question maintenant que tout le monde se pose même si cela un prématuré. Qui voyez-vous comme futur Président pour l’Union Européenne en 2009 ?
 
Qui sera à la tête de l’Union en 2009 ? De Tony Blair à Jean-Claude Juncker Baudouin Bollaert revient sur les personnalités européennes dont les noms sont évoqués ces derniers temps pour occuper ce poste déjà très convoité en 2009. Il  prédit un marchandage inévitable à venir.




Propos recueillis par Paul DOUCET,
Nafi BAKTI et Delphine GANEAU-MENTRÉ




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L’UMP tenait ce week-end son Conseil national en lancement des prochaines échéances électorales de mars. Un rendez-vous aux accents européens puisque l’invité vedette n’était autre que l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair – aujourd’hui émissaire du quartette international pour le Proche-Orient - et que rappelons-le, la France assurera la présidence de l’Union européenne dans quelques mois.



« Tony est un grand d’Europe ». C’est en ces termes que le président de la République, Nicolas Sarkozy a présenté l’ancien Premier ministre britannique, invité du Conseil national de l’UMP qui s’est tenu le samedi 12 janvier au palais des Sports de la porte de Versailles. Devant quelque 2. 500 militants, Tony Blair a prononcé un discours empreint d’humour et de conviction, très applaudi consacré à sa vision de la réforme en Europe, confirmant ainsi si besoin était, sa réputation de grand orateur. Le tout s’il vous plaît, dans un excellent français. Rappelant son positionnement politique sans doute à l’endroit de ceux qui pourraient s’étonner de sa présence dans une réunion de la droite française, le fondateur du New Labour a d’entrée de jeu déclaré : « Je suis un politicien de centre gauche ». Avant de poursuivre sous les applaudissements de la salle : « Aux Etats-Unis, je serais démocrate, au Royaume Uni, je suis travailliste, en France, je serais... probablement au gouvernement. Non, je plaisante. Je serais au Parti socialiste, aux côtés de ceux qui ont à cœur de le transformer  ».  


« Dans un monde qui change, malheur à celui qui stagne »


Sur le fond de son intervention, l’ex-locataire du 10 Downing Street ( de 1997 à 2007) a prôné la nécessité du changement dans le « nouveau monde » confronté à la mondialisation. Un facteur qui selon lui appelle nécessairement de « nouvelles réflexions pour l'Europe, ses citoyens et ses institutions. (…) nos deux grandes nations européennes pourront avec d'autres nations européennes, faire l'Europe et  dépasseront les clivages partisans » a déclaré Tony Blair. Qui estime aussi que dans tous les grands sujets d’actualité qu’il s’agisse de terrorisme, sécurité, immigration, énergie, environnement, recherche et l'enseignement supérieur, « Nous  sommes tellement plus puissants, plus efficaces (..) si nous  faisons partie de l'Europe, ensemble, unis et forts ».


« J’espère être le dernier président de l’Europe »


Comme en écho à cet appel d’une Europe plus forte, Nicolas Sarkozy qui lui a succédé à la tribune, a également rendu hommage à son hôte de marque : « Il est intelligent, courageux (...) Il a modernisé un pays ami comme le Royaume Uni. Il est fidèle », a-t-il déclaré avant de rappeler son « rôle capital dans l'adoption en juin à Lisbonne du traité européen simplifié ». Un traité européen dont le premier acte de la ratification devrait se jouer le 4 février prochain, date de la modification de la Constitution par les parlementaires. Tout en passant en revue les différentes avancées du nouveau texte, M. Sarkozy s’est félicité du fait qu’il permettra de doter enfin l’Union européenne d’un véritable président qui sera élu conformément au traité pour deux ans et demi. Un président dont il a estimé que le choix devrait se faire « par le haut et non pas avec le plus petit dénominateur commun ». Certains pourraient d’ailleurs voir dans ce souhait un ultime clin d’œil adressé à l’ex-Premier ministre travailliste qui pourrait bien être si l’on en croit la presse outre manche, le premier détenteur de ce poste. Autre priorité de la future présidence française de l’UE, la défense. Nicolas Sarkozy a ainsi appelé de ses vœux, une politique de défense commune arguant du fait que 450 millions de citoyens européens ne pouvaient pas rester sans une protection forte et autonome. Une politique qui devrait toutefois être mise en œuvre main à main avec les Britanniques pour une raison évidente : « Nous sommes les deux seuls pays européens à posséder l’arme nucléaire ». Mais aussi en parfaite complémentarité avec l’Otan : «  Ce sera l’un et l’autre non pas  l’un ou l’autre » a t-il conclu.

La réforme étant décidemment le fil conducteur de cette rencontre, le chef de l’Etat n’a pas manqué d’introduire celle du G8 ainsi qu’il l’avait d’ailleurs déjà fait lors de sa grande conférence de presse du 8 janvier. « Le G8 doit devenir G13 ». Il a fustigé ce regroupement des pays les plus riches de la planète sans la Chine, sans l'Inde, sans le Brésil, sans l'Afrique du Sud. Des pays qui pourtant représentent quelque 2,5 milliards d’habitants.

Quoi qu’il en soit, la principale « rupture » de cette rencontre restera sans doute la présence inédite et sans précédent d’un homme politique européen de centre gauche, devant les instances politiques d’un parti de droite. Mais comme l’a souligné M. Blair, « en matière d'Europe, il ne s'agit pas de droite ou de gauche  mais d'avenir ou de passé et même de force ou de faiblesse ».


Nafi Bakti
Pôle Journal



NdR:
L'intégralité du Conseil est visible en vidéo, ici .
Le reportage de TF1 sur ce Conseil. Saurez-vous y retrouver les membres de l'Atelier?
Wink





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L'annonce d'un accord de principe entre l'UMP et le Parti Populaire Européen (PPE) fut très peu relayée dans la presse. Pourtant, si les modalités de cette plateforme restent à définir, l'adoption de ce principe et le soutien du Président de la République constituent une avancée incontestable. Il s'agit d'une rupture pour un système communautaire uniquement fondé sur l'intégration de compétences, le fonctionnalisme, et non l'acquisition d'une légitimité propre, soit l'émergence d'une Europe politique.

 
L'Europe politique, un serpent de mer communautaire.

Dès l'origine, les Pères fondateurs ont tenté d'insuffler une logique politique dans le mécanisme d'intégration communautaire. L'échec de la Communauté Européenne de Défense, suite au vote négatif de l'Assemblée nationale en 1954, va porter un coup d'arrêt à cette ambition. La Communauté européenne va alors puiser sa dynamique dans la fameuse méthode communautaire des petits pas. Le fonctionnalisme, soit l'intégration progressive de compétences des instances nationales vers le niveau communautaire, a connu une réussite telle que l'UE concentre aujourd'hui des pouvoirs de type fédéraux, comme la monnaie ou la politique commerciale extérieure. Cependant, la rançon de ce succès est la question désormais de la légitimité de l'ensemble ainsi constitué. De quel droit la politique de concurrence s'impose à nos entreprises, de quel droit la Cour de Justice reconnaît le principe de la primauté du droit communautaire, et donc s'institue en cour suprême, de quel droit l'UE dicte des normes qui s'imposent à nous?


L'Europe politique, une réponse adaptée à la crise de l'UE  

Chacun s'accorde sur un constat; l'UE subit aujourd'hui une double crise identitaire, celle de sa légitimité et celle de sa capacité à répondre aux enjeux de son environnement, essentiellement la mondialisation. Nicolas Sarkozy l'a récemment martelé à Strasbourg: le non de la France au Traité constitutionnel, c'est l'expression d'une angoisse, celle d'une Europe impuissante. Il s'agit donc d'un non à moins d'Europe, d'un appel pour une action plus forte de l'UE face à la concurrence nouvelle des pouvoirs économiques et financiers.
 
Pourquoi cette double crise identitaire? L'UE, forte de son histoire singulière, est un enchevêtrement de pouvoirs infiniment complexe. Faute de comprendre ses mécanismes, le citoyen ressent l'absence de visibilité des décisions communautaires comme au mieux une vacuité du pouvoir en Europe, au pire comme un complot des élites contre le peuple, telle la chimère de l'UE cheval de Troie de la mondialisation.

La crise européenne est donc une crise de gouvernance. Dès 2004, Tony Blair en avait déterminé la cause, soit l'absence de leadership en Europe. Le sujet est vaste et la réponse forcément complexe dans une Union à 27 membres. Toutefois, qui prétendra que l'Europe pourra faire l'économie d'une intégration politique accrue pour renforcer l'efficacité et la légitimité de son processus décisionnel? La volonté du Président de la République de créer un "parti politique européen" constitue une inflexion claire en ce sens et nous devons la saluer.


L'Europe politique, un difficile changement de nature

Les tentatives de politisation de l'Europe ont été jusqu'alors infructueuses. La CED, mais aussi le projet Spinelli (1984) qui prévoyait un véritable parlementarisme européen ont été de cuisants échecs. La notion de constitution, et donc de perte de souveraineté au niveau national, a été également perçue comme un facteur de rejet lors du référendum de 2005. Les motifs de ces échecs sont sans doute multiples. L'idée de souveraineté renvoie à un imaginaire et à une sensibilité que les peuples ne sont peut-être pas prêts à transgresser faute d'alternative clairement identifiée.

Toutefois, un autre élément est à considérer. La méthode communautaire si fructueuse en terme de transfert de compétences ne permet pas une évolution "naturelle" vers une Europe politique. En quelque sorte, le système, en changeant radicalement de degré (multiplication des compétences), a changé de nature (existence d'un ensemble de type quasi fédéral) mais il demeure autocentré. Seul, il est incapable de créer les conditions de sa propre légitimité. L'impulsion doit donc lui être extérieure et c'est à l'aune de cette considération que l'annonce du 22 novembre est également à apprécier.

Le projet d'un véritable parti politique européen, et non plus un simple agrégat de partis nationaux, est donc un signal positif en direction de l'Europe politique. Toutefois, il ne naitra pas d'une simple annonce. Pour lui donner sens, il faudra franchir au moins deux obstacles. La question du leadership; créer une compétition pour le pouvoir au sein de ce parti politique européen et y favoriser ainsi le processus d'identification à un(e) homme/femme qui plaît tant aux médias. La finalité en terme de pouvoir, soit impliquer davantage le groupe majoritaire au Parlement européen dans la nomination des membres de la Commission européenne (à ce titre le mini Traité constitue une avancée), voire donner audit groupe majoritaire les "clés" du Collège sur le modèle parlementaire. L'évolution, progressive, vers une Europe politique est à ce prix.


Le principe d'une plateforme commune est un petit pas. Bien évidemment, les pessimistes penseront que l'UE ne dépassera jamais sa contradiction interne, être un assemblage d'Etats avec chacun une légitimité propre et impossible à "communautariser". Néanmoins, les europhiles se rappelleront qu'une association économique, en créant des liens étroits, peut favoriser l'émergence d'un ensemble politique, tel le zollverein qui a présagé l'unité allemande. La nouvelle est, quoi qu'il en soit, excellente: le projet de parti politique européen va permettre de dépasser la polémique stérile sur l'Europe fédérale et il ne peut que renforcer le Parlement européen ce dont tous les démocrates se réjouiront.


Jérôme CLOAREC
Responsable du Bureau de Bruxelles


[NdR: En complément, la réponse de Madame Mathieu, Député européen à la question "À quand des partis politiques paneuropéens?"]


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 Devant les Parlementaires européens, Nicolas Sarkozy a rappelé la volonté de ramener la France au centre du jeu européen.  Même si certains vieux réflexes ont la vie dure et ont pu exaspérer nos voisins (criques de la BCE, sommet de Porto, petites tensions avec l'Allemagne), il est indéniable qu'en 6 mois, la pratique française de l'UE a changé : un Secrétaire d'État présent chaque semaine à Bruxelles, des symboles forts (drapeau européen sur la photo officielle du Président, défilé des armées européennes le 14 juillet), le Mini-traité... Comment ce nouveau positionnement de la France en Europe est-il perçu par nos partenaires ? 
Monsieur le Député européen Alain Lamassoure nous répond.


    Ce qui s’est passé en France depuis l’échec du référendum du 29 mai 2005 conduit l’ensemble des milieux européens à trois constatations, qui recueillent un large consensus.

    Un, sans la France, l’Europe est en panne. C’est flatteur pour notre amour-propre national, mais cela nous donne aussi la mesure de nos responsabilités européennes. Pendant deux ans, l’Union a fait du surplace. Désavoués par leurs concitoyens, les dirigeants français n’étaient plus crédibles. Avant l’élection de mai 2007, ni la Commission européenne, ni la présidence, même assurée par un homme aussi estimé que Tony Blair (2ème semestre 2005), ni l’Allemagne d’Angela Merkel n’ont été en mesure de sortir de la « période de réflexion », décrétée par le Conseil européen après la panne française.

    Deux, la victoire électorale de Nicolas Sarkozy a sauvé l’Europe. Sa formule du recours à un traité ordinaire ratifié par les Parlements (le vrai « Plan B ») était la seule porte de sortie possible. En prétendant renégocier une nouvelle Constitution pour la soumettre à un nouveau référendum, Ségolène Royal aurait enfoncé un peu plus l’Union dans la crise.

    Enfin, comme partout, Nicolas Sarkozy suscite à la fois curiosité, étonnement, admiration et perplexité. Son dynamisme quasi surnaturel, la sincérité de son engagement européen, et sa délectation à briser les tabous suscitent un immense espoir chez les vrais Européens de tous les pays. Le discours qu’il a prononcé le 13 novembre dans l’hémicycle du Parlement de Strasbourg a été chaleureusement applaudi sur tous les bancs … notamment à gauche ! En même temps, la répétition des attaques contre la Banque centrale n’est pas comprise, la différence entre la « préférence européenne » et le protectionnisme n’est pas encore crédible, la valeur ajoutée politique du projet d’Union méditerranéenne reste à démontrer.

    En fait, comme tous les dirigeants nationaux, Nicolas Sarkozy sera d’abord jugé sur les résultats de sa politique interne : c’est la réussite à domicile qui donne la crédibilité à l’extérieur. La capacité d’entraînement de la présidence française au 2ème semestre 2008 dépendra beaucoup de l’importance de la « rupture » introduite en France et de ses premiers résultats.



L'Atelier Europe remercie chaleureusement Monsieur le Député européen pour sa participation aux Lundis de l'Europe, ainsi que pour sa disponibilité et l'aide qu'il lui apporte.
Nous vous invitons à le retrouver sur son site.


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Je veux lancer un appel à nos partenaires européens, auxquels notre destin est lié, pour leur dire que toute ma vie j’ai été européen, que je crois en la construction européenne et que ce soir la France est de retour en Europe. Mais je les conjure d’entendre la voix des peuples qui veulent être protégés. Je les conjure de ne pas rester sourds à la colère des peuples qui perçoivent l’Union Européenne non comme une protection mais comme le cheval de Troie de toutes les menaces que portent en elles les transformations du monde.
Nicolas Sarkozy
Salle Gaveau - second tour de l'élection présidentielle
Dimanche 6 mai 2007

Le reste du discours
Le discours en vidéo


Les dirgieants européennes saluent cet appel:

La chancelière allemande Angela Merkel, présidente en exercice de l'Union européenne, s'est dite convaincue qu' "avec le nouveau président, l'amitié entre la France et l'Allemagne continuerait à être le fondement pour assurer durablement la paix, la démocratie et le bien être en Europe".
"J'ai toute confiance en Nicolas Sarkozy, dont je connais les convictions (...) pour exercer un rôle moteur dans la résolution de la question institutionnelle et la consolidation de l'Europe politique", a pour sa part assuré le président de la Commission européenne, le libéral José Barroso.

"Après l'élection de Sarkozy, je m'attends à une clarification rapide du traité de l'UE", a lancé le Premier ministre libéral danois Anders Fogh Rasmussen et son homologue belge, le libéral flamand Guy Verhofstadt, a invité le président élu français à se rendre à Bruxelles "le plus rapidement possible".
"J'ai l'espoir de pouvoir travailler avec lui à une Europe où les gens se font confiance", a commenté le Premier ministre chrétien démocrate néerlandais Jan Peter Balkenende.
Les conservateurs autrichiens ont estimé que la victoire de M.  Sarkozy allait permettre de "s'attaquer aux grandes tâches" qui attendent le futur président français.

Les dirigeants européens de gauche ont également salué la victoire du candidat de la droite française, élu avec 53,06% des suffrages contre 46,94% à la socialiste Ségolène Royal.
Nicolas Sarkozy incarne "une droite ouverte et moderne capable de canaliser les désirs de changement d'un pays appelé à retrouver sa confiance en lui et à continuer à faire partie de la locomotive de l'Europe", a ainsi déclaré le chef du gouvernement socialiste espagnol,  José Luis Rodriguez Zapatero.
"Mon pays, son gouvernement et moi continuerons à considérer la France comme un allié central", a pour sa part assuré Romano Prodi, le chef du gouvernement de centre-gauche italien.
Sur le départ après dix ans au pouvoir, le Premier ministre britannique travailliste Tony Blair a également téléphoné à  Nicolas Sarkozy pour le féliciter.

Source: AFP