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08/02/2008
336 voix contre 52 à l'Assemblée nationale.
265 voix contre 42 au Sénat.

Le score est sans appel: les parlementaires français ont massivement voté en faveur de la ratification du Traité de Lisbonne; et ce après les votes positifs de la Hongrie, la Slovénie, Malte et la Roumanie.

L'Atelier Europe salue cette avancée qui permet à notre pays de sortir de l'ornière du non de 2005.
Regrettons juste que 167 députés n'aient pas pris part au vote... Presque 30% de l'Assemblée nationale! À titre de comparaison, seuls 11 sénateurs n'ont pas voté (moins de 1% du Sénat).

Concentrons-nous toutefois sur l'essentiel:
l'Europe est de nouveau en mouvement et la France poursuit son grand retour sur la scène européenne.

À nous citoyens de les accompagner pour que l'Europe soit un succès!
       






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 Les dernières élections sont l'occasion de se pencher sur les rapports entre les parlements national et européen:  Nous avons donc posé à Monsieur le Député européen Alain Lamassoure la question suivante: "De nouveaux députés viennent d'être élus, Madame Kosciusko-Morizet élue de la précédente législature, réélue et nommée Secrétaire d'État à l'Écologie, jugeait "les contacts décevants" entre le Parlement européen et l'Assemblée nationale.  Partagez-vous son analyse ? Et le cas échéant, que faire pour améliorer la situation ?"

    C’est vrai, les relations entre l’Assemblée nationale et le Parlement européen sont décevantes. Pour une raison stupide : la difficulté pratique de se rencontrer ! En effet, tous les Parlements concentrent leur activité les mardis, mercredis et jeudis, pour laisser les députés à leurs électeurs autour du week-end. Si bien que, quand nous nous invitons mutuellement pour des réunions de travail, nous avons beaucoup de mal à faire venir des élus de poids, qui engagent leur commission ou leur groupe politique. Il s’ajoute un phénomène propre à la France : le mépris pour tout ce qui se passe hors de l’hexagone, la réticence des élus à voyager hors des frontières de peur que les électeurs considèrent cela comme du tourisme (sic), et l’incapacité quasi générale de parler l’anglais.

    Et pourtant, la mise en place de relations de travail permanentes entre le Parlement européen et les Parlements nationaux devient vraiment nécessaire. C’est le cas notamment pour exercer intelligemment les compétences partagées entre l’Union et les Etats membres. Sur des sujets comme la recherche scientifique, la politique étrangère, l’immigration, la protection des droits individuels face à internet, la coordination des politiques économiques, les règles éthiques à appliquer aux biotechnologies, nous gagnerions beaucoup à nous écouter mutuellement avant de prendre position ou de légiférer.

    Donc, il faut trouver des méthodes nouvelles. Chargé du rapport sur la réforme du budget européen, j’ai pris mon bâton de pèlerin pour faire le tour des Parlements nationaux en allant recueillir leur avis directement chez eux. Je suis en train d’étudier la possibilité, politique et pratique, d’organiser le débat annuel sur les orientations budgétaires, le même jour, à Strasbourg et dans tous les Parlements des pays de la zone euro, en utilisant un système de vidéo-transmission pour obliger chacun à replacer sa politique nationale dans le cadre commun. Et, depuis deux ans, les présidences successives ont pris l’habitude d’organiser, une fois par semestre, une rencontre interparlementaire de deux jours consacrée aux principaux sujets d’actualité : la prochaine aura lieu début novembre à Lisbonne. Quand la charmante Nathalie reviendra à l’Assemblée nationale, elle sera un peu moins frustrée …





L'Atelier Europe remercie chaleureusement Monsieur le Député européen pour sa participation aux Lundis de l'Europe, ainsi que pour sa disponibilité et l'aide qu'il lui apporte.
Nous vous invitons à le retrouver sur son site.