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Qu'est-ce qu'être Européen?

Venez débattre de cette question avec
Jean-Pierre Jouyet, Secrétaire d’État en charge des Affaires européennes
des artistes
des intellectuels
des politiques
des représentants de la société civile

Le 7 mai à partir de 14h

au Grand Palais de Lille


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Plus d'informations sur Parole d'Europe
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Dans le cadre du Conseil national présidé par Jean-Pierre RAFFARIN,

Pierre LEQUILLER, député des Yvelines,
président de la Délégation de l’Assemblée nationale pour l’Union européenne

Hubert HAENEL, sénateur du Haut-Rhin,
président de la Délégation du Sénat pour l’Union européenne


Alain LAMASSOURE, député européen, secrétaire national à l’Europe

sont heureux de vous convier au deuxième rendez-vous
des Forums européens du Conseil national de l’UMP
où ils auront le plaisir d’accueillir


Peter ALTMEIR, Député CDU au Bundestag,
Secrétaire d'Etat parlementaire au ministère fédéral de l'Intérieur

Et
SARYUSZ-WOLSKI Jacek, député européen polonais PPE, Platforma Obywatelska.


Sur le thème

La Présidence française et l’après Lisbonne

Le 29 avril 2008 à 18h30

A l’Assemblée nationale, Salle Colbert


Entrée au 126 rue de l’Université



Inscription obligatoire à télécharger ici.



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Pourquoi les problématiques énergétiques figurent-elles aujourd'hui au coeur des politiques publiques, en France et en Europe ?

La contrainte énergétique est aujourd'hui un des déterminants majeurs des politiques française et européenne. Les conflits géopolitiques pour l'accès aux hydrocarbures, et la hausse durable des prix engendrée par le déséquilibre croissant de l'offre et de la demande au niveau mondial, représentent une double menace, économique et stratégique. Dans le même temps, l'accélération du réchauffement climatique oblige l'ensemble des Etats à transformer leurs économies pour entrer dans l'ère de l'après-carbone.

Cette triple contrainte intervient alors que la consommation européenne d'énergie primaire est en forte hausse, et que le parc européen de centrales électriques arrive progressivement en fin de vie. Après plusieurs années de sous-investissement dans le secteur, les Etats européens se trouvent aujourd'hui confrontés à la nécessité d'investir massivement pour le renouvellement de leurs infrastructures de production d'électricité. Ces investissements considérables devront s'inscrire dans le cadre du plan européen de lutte contre le réchauffement climatique, adopté en mars 2007 et qui fixe, à l'horizon 2020, trois objectifs de 20 %, pour la réduction des émissions de CO2, l'amélioration de l'efficacité énergétique et la part des énergies renouvelables dans la production énergétique globale. Ces décisions devront en outre tenir compte de l'impératif de compétitivité des économies européennes sur le long terme, et comporter un volet extérieur destiné à assurer la sécurité des approvisionnements européens en hydrocarbures.


La hausse continue du prix du pétrole, en rendant compétitives de nouvelles sources d'énergie, ne garantit-elle la réussite de ces objectifs par le simple jeu du marché ?

Contrairement aux déclarations de certains responsables européens, la nécessité de diminuer la consommation pétrolière ne signifie pas que les dimensions environnementale, économique et géostratégique de la politique européenne sont fondamentalement identiques. Les contradictions sont en réalité multiples. Par exemple, la pression sur le marché de l'électricité favorise la construction immédiate de centrales au gaz, solution la plus simple techniquement et la moins onéreuse, mais qui représente à la fois une hypothèque pour la lutte contre le réchauffement climatique et une sérieuse menace pour la sécurité d'approvisionnement. A son tour, cet impératif de sécurité extérieure conduit certains Etats européens, principalement les nouveaux membres de l'Union dépendants du gaz russe, à relancer la production de charbon, énergie relativement bon marché et largement disponible mais catastrophique pour le climat. L'énergie nucléaire apparaît la solution idéale sur le long terme, mais elle nécessite des investissements initiaux incompatibles avec une logique de profit immédiat et continue de se heurter à l'hostilité de certaines opinions publiques européennes. Enfin, en dépit de progrès ininterrompus, les énergies renouvelables demeurent pour l'heure faiblement compétitives et ne pourront, en raison de l'espace qu'elles consomment, représenter qu'une part minoritaire de la production européenne d'électricité. L'objectif de 20 % d'énergies renouvelables à l'horizon 2020, et a fortiori l'objectif de 23 % que la Commission européenne souhaite assigner à la France, ne pourront, s'ils sont finalement confirmés, être atteints de manière spontanée. Ils nécessiteront une mobilisation massive des pouvoirs publics.

Les objectifs français et européens pour l'énergie définiront le paysage économique et industriel, la position écologique et la posture diplomatique de l'UE et de la France pour les prochaines décennies. La coordination et la réussite simultanée de ces objectifs contradictoires suppose la définition d'une stratégie globale, intégrée et largement financée par les pouvoirs publics. Cette stratégie ne pourra être définie et mise en oeuvre que de manière volontariste et centralisée, idéalement au niveau de l'UE, au minimum au niveau de la France. Cela implique la création d'un ministère unique, capable de planifier et de superviser l'ensemble des dimensions de la question énergétique.


En quoi la structure gouvernementale française actuelle est-elle insuffisante ?

De nombreux pays occidentaux possèdent un Ministère de l'Energie à part entière. En France, les compétences en matière d'énergie sont aujourd'hui réparties entre le Ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables, responsable des mesures de lutte contre le réchauffement climatique, et le Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, responsable des décisions en matière industrielle et de l'approvisionnement de la France en matières premières. Cette dernière dimension intéresse en outre de très près le Ministère des Affaires étrangères. La coordination entre les différents ministères en matière énergétique est ancienne et s'est avérée jusqu'à présent à la hauteur des enjeux. En outre, une réorganisation des différents services est actuellement en cours; cette réorganisation pourrait déboucher sur une coordination des différents aspects de la question énergétique, sous l'égide du MEDAD. La France disposerait alors d'un Ministère de l'Energie, en fait sinon en droit.

Sans préjuger des résultats de la réorganisation actuelle, il importe de souligner que les dimensions industrielle, environnementale et extérieure de la politique énergétique ne peuvent plus demeurer institutionnellement séparées. De même que la lutte contre le réchauffement climatique implique une nouvelle révolution industrielle, le renouvellement du parc électrique et la rénovation des équipements publics et privés doivent aujourd'hui intégrer, dès la conception, la double contrainte de production non carbonée et d'efficacité énergétique. Ces impératifs industriels et environnementaux, difficiles à concilier au départ et qui nécessiteront des moyens conséquents, comportent en outre une double dimension extérieure. Au niveau européen tout d'abord, puisque la lutte contre le réchauffement climatique est désormais une problématique communautaire. Au niveau mondial ensuite, puisque une nouvelle stratégie d'approvisionnements est nécessaire pour faire face à la dépendance continue, mais de plus en plus problématique, des économies française et européennes aux importations de gaz et de pétrole.

La séparation traditionnelle, au sein de la structure gouvernementale, des aspects environnementaux, industriels et extérieurs de la politique énergétique française, n'est donc plus tenable. Une autorité unique est nécessaire, à la fois pour concilier les exigences économiques et industrielles et l'impératif écologique, et pour assurer, d'une manière beaucoup plus réactive et immédiate par le passé, une coordination permanente avec les partenaires européens et les fournisseurs extérieurs de la France. Les services aujourd'hui répartis entre les ministères de l'Ecologie, de l'Economie et des Affaires étrangères et européennes doivent donc être rassemblés au sein d'une seule et même structure. Quelle que soit l'appellation qui lui sera finalement conférée, la France a besoin, dès à présent, d'un Ministère de l'Energie à part entière.


Quentin PERRET
Pôle Études / Responsable du Groupe Énergie et Europe Élargie

Camille SERVAN-SCHREIBER
Vice-Présidente, Responsable du Pôle Études

Thomas MIMRA von HARRACH
Membre d'Honneur de l'Atelier Europe



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Chers lecteurs de l’Avenir de l’Europe,


Deux évènements importants pour l’Europe sont venus marquer la fin de l’année 2007, la signature de Traité de Lisbonne et le lancement de l’Appel de Rome.

Après deux années de relatif immobilisme, c'est avec joie que l'Atelier Europe a accueilli la signature du Traité de Lisbonne, avancée majeure qui a permis à l’Union Européenne de sortir enfin de l’ornière institutionnelle. Nous saluons chaleureusement Nicolas Sarkozy, dont le volontarisme européen aura été en grande partie le moteur de cette relance. La question cruciale de la mécanique institutionnelle réglée, le chantier européen n’est cependant pas terminé. L’enthousiasme que suscite cette avancée institutionnelle ne doit pas nous détourner de tous les autres défis qu’il va falloir relever en 2008 : croissance et compétitivité, environnement et développement durable, politique agricole commune, énergie, politique monétaire et innovation. La France, qui prendra la Présidence de l’Union dès juillet 2008, aura un rôle de premier plan à jouer.

L’Appel de Rome, lancé conjointement par le Président Sarkozy, le Président Zapatero et le Président Prodi, marque une nouvelle étape dans le projet d’Union de la Méditerranée. Ce dernier, rappelons-le, n’a pas vocation à se substituer au processus de Barcelone ou à la politique européenne de voisinage, mais il tend à les compléter. Rendez-vous est donc pris le 13 juillet 2008 pour une rencontre à Paris entre tous les chefs d’Etat et de gouvernement des pays riverains de la Méditerranée ; il sera suivi le 14 juillet par un sommet en présence des représentants de l’Union Européenne.
 
Au nom de toute l’équipe de l’Atelier Europe, nous vous souhaitons une très belle année 2008 ! Puisse cette nouvelle année être l’occasion pour les politiques et les citoyens de l’Union de travailler main dans la main, afin que l’on construise, ensemble, l’Europe de demain.

Merci à tous pour votre intérêt et votre fidélité qui nous encourage chaque jour à poursuivre notre combat.

Vive l’Europe !

Vincent Yquel
Président de l'Atelier Europe

                                   
Camille Servan-Schreiber
Vice-Présidente de l'Atelier Europe





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Présidence française de l’Union, Comité des Sages :
l’Atelier Europe se mobilise et répond à l’appel de Margie Sudre




Pour remettre la France au centre de l’Europe, rompre avec l’immobilisme et proposer un agenda qui soit à la fois original, créatif, cohérent, et qui prenne en compte les priorités européennes, la mobilisation des toutes les énergies est indispensable. Toujours soucieux d’approfondir sa vocation de rapprocher les citoyens et les décideurs, l’Atelier Europe se consacrera pleinement dans les prochains mois à la Présidence française. Notre objectif est double : proposer des sujets qui pourraient être à l’ordre du jour de cette Présidence, et jouer le rôle d’interface entre les citoyens et les députés européens. Proposer, communiquer, relier : tels sont les objectifs que poursuit l’Atelier depuis sa création il y a maintenant deux ans.

                
Camille Servan-Schreiber
Vice-Présidente
Responsable du Pôle Études





Présidence française de l'Union: mobilisons-nous !


Le président Nicolas Sarkozy l'a proclamé avant même sa prise de fonction : remettre la France au centre de l'Europe est l'une de ses "priorités absolues". Il l'a réaffirmé le 27 août dernier dans son discours devant la conférence des ambassadeurs.

L'accord en vue du traité simplifié a marqué le retour de la France en Europe, en juin dernier. Le président de la République souhaite d'ailleurs que la France soit "le premier pays à ratifier ce nouveau traité", afin que ce texte entre en vigueur avant les prochaines élections européennes du printemps 2009.

Il appelle également de ses voeux la création d'un Comité des sages européen pour réfléchir à la question essentielle : "Quelle Europe en 2020-2030, et pour quelle mission ?" Ces sages devraient remettre leur rapport également avant juin 2009, pour permettre au Parlement européen nouvellement élu, et à la nouvelle Commission européenne, d'en disposer en complément du traité simplifié.

La méthode est la même qu'en politique intérieure : rompre avec l'immobilisme, affirmer haut et fort ses convictions - surtout si elles ne sont pas partagées - pour que la discussion s'engage.

La présidence française de l'Union, dans moins de dix mois seulement, doit dès à présent mobiliser toutes nos énergies. Pour la réussir, nous devons nous mettre à l'écoute de nos partenaires et de nos concitoyens, alors que l'Europe se remet à peine en route après une longue phase de doute. Les priorités de cette présidence devraient être l'environnement, l'énergie et le réchauffement climatique, l'immigration ou encore la défense.

Nicolas Sarkozy peut irriter les uns ou les autres par son franc-parler. Il est convaincu que c'est en bousculant les idées reçues qu'il va réveiller l'Europe pour la remettre en mouvement. Et l'impulsion qu'il donne ne peut pas être ignorée.

Car c'est bien une impulsion politique qui manque le plus à l'Union européenne pour la sortir de l'impasse. Et pour la rapprocher des citoyens.

Margie Sudre
Présidente
Délégation des Députés européens UMP

Après 2 années de relatif immobilisme, c'est avec joie que l'Atelier Europe accueille l'accord obtenu hier entre les Chefs d'État et de gouvernement à Lisbonne.

À l'issu d'un nouveau processus de ratification, l'Union Européenne devrait enfin se doter des instruments imaginés par la Convention Giscard. Ces réformes, acceptées par la majorité des Européens et de leurs États, sont indispensables au bon fonctionnement des institutions dans une Europe élargie.  

L'Atelier Europe salue chaleureusement Nicolas Sarkozy,  dont le volontarisme européen aura été en grande partie le moteur de cette relance!

La question des moyens étant, a priori, réglée, il est temps pour les Européens de se pencher sur l'avenir du projet qui les lie. Dans cette perspective, l'Atelier Europe soutient la proposition du Président français de créer un Comité de Sages, qui doit proposer à nos partenaires européens un cap pour les vingt prochaines années.

Il ne reste plus qu'à espérer que les autres États, dans la foulée de l'exemple allemand, se joindront à cette initiative.

Pour le moment, célébrons cette belle journée du 19 octobre pour l'Europe !

Chers lecteurs, l'Atelier Europe acquiert de plus en plus de visibilité sur la toile :
 
Touteleurope.fr vient de publier sa troisième cartographie de la toile européenne francophone.
Pour y retrouver l'Atelier Europe, cliquer sur le lien suivant et taper notre URL www.ateliereurope.eu dans l'onglet « recherche » à gauche.

Merci d'être de plus en plus nombreux à venir nous lire chaque mois!


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