À l'occasion de la fête de l'Europe, l'Atelier Europe de l’UMP a organisé une soirée-débat sur le thème de « L’avenir des relations franco-allemandes dans une Europe élargie » en la présence de Monsieur Christian Heldt, Diplomate allemand et Conseiller auprès du Ministre français des Affaires Etrangères.
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Dans son propos introductif Vincent Yquel, Responsable de l’Atelier Europe, a salué les propos d’Angela Merkel qui au lendemain de la « victoire éclatante » de Nicolas Sarkozy a exprimé sa volonté « d’intensifier les relations-franco allemandes ». La modération du débat a été ensuite assurée par Camille Servan-Schreiber, Responsable du Pôle Etudes, Arnaud Magnier, Responsable des relations avec le Parlement Européen et Vincent Yquel.
Monsieur Christian Heldt a souligné qu’en dépit de réelles réussites de la coopération franco-allemande, beaucoup de lacunes persistent dans notre compréhension de l’autre. Ceci est vrai, par exemple, au niveau de la compréhension du fonctionnement des structures législatives. Ainsi, en Allemagne, les lois doivent être adoptées par tous les Länder avant d’être adoptées au niveau fédéral. Sur le projet de traité simplifié proposé par Nicolas Sarkozy, Monsieur Christian Heldt souligne que la classe politique allemande a plutôt bien accueilli ce projet. L’objectif de la Présidence allemande est d’ailleurs de trouver un consensus avec les partenaires européens sur UN traité constitutionnel (et non sur LE traité constitutionnel). Monsieur Christian Heldt a dailleurs rappelé la position exprimée par Michel Barnier sur ce sujet : Il faut rapidement se mettre d’accord sur une « boite à outils » qui puisse faire fonctionner cette machine énorme qu’est devenue l’UE à 27.
Sur la question de l’élargissement et plus particulièrement sur la question de la Turquie, Monsieur Christian Heldt rappelle qu’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont des points de vue similaires. Madame Angela Merkel est en effet très attentive au concept de « capacité d’absorption » de l’UE. Malgré les engagements pris par son prédécesseur G. Schröder, elle privilégie la piste des « partenariats privilégiés », que ce soit avec l’Ukraine ou avec la Turquie.
En conclusion, Monsieur Christian Heldt a expliqué qu’il faudrait mettre encore « plus de bonne volonté et de tolérance » dans nos relations.
Un compte-rendu est aussi disponible ici. Des photos sont en ligne là.
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