BlogPremium
RSS
RSS comm
Amis et militants,


En saluant chaleureusement les représentants de tous les pays européens et étrangers, ainsi que de tous les partis amis, je veux simplement vous apporter un témoignage et vous donner un argument utile, un argument de plus pour convaincre, autour de vous, les Français de choisir Nicolas Sarkozy.

 C’est du monde tel qu’il est aujourd’hui que je veux vous parler, de ce monde dans lequel le nouveau Président français devra faire valoir les intérêts de notre pays, faire entendre sa voix.

Ce monde, je peux en témoigner, espère souvent la France et l’Europe, mais il ne les attendra pas.

Ce monde, je peux en témoigner, est dangereux, instable, fragile, injuste.


Et les défis sont là ! Dès le 7 mai au matin, il faudra les affronter :
- D’abord, le plus grave et le plus global d’entre eux : le changement climatique.
- Ensuite : la paix ou la guerre au Proche Orient, cet Orient si proche de nous…
- Mais aussi, l’Afrique qui a tant besoin d’un développement équitable et d’un nouveau partenariat avec nous.
- Il y a également les Etats-Unis, avec lesquels nous devons parler franchement et amicalement, à qui nous pouvons dire : l’alliance ce n’est pas l’allégeance.
- Et enfin notre propre continent - notre Europe - qui doit à la fois mieux s’organiser pour être uni, accueillir, le moment venu, la région si sensible des Balkans et être capable de proposer clairement à la Turquie un partenariat concret, plutôt qu’une adhésion désormais improbable.

Face à ces défis, de quel Président avons-nous besoin ?
Et quelle doit être la voix de la France ?

Sûrement pas une voix qui se tait comme l’autre jour à Beyrouth en face du Hezbollah au lieu de dire clairement notre attachement à la souveraineté du Liban, à la sécurité d’Israël et à  l’existence d’un Etat palestinien.

Sûrement pas une voix qui, comme l’autre jour en Chine, critique nos propres entreprises, leurs ouvriers et leurs cadres au lieu de les encourager à tenir leur place dans la mondialisation en s’appuyant sur nos compatriotes qui vivent et travaillent à l’étranger et Outre-Mer.

Sûrement pas une voix qui, sur cette question de la Turquie, attend de savoir ce que dira l’opinion publique dans 10 ou 15 ans.

Sûrement pas une voix qui hésite à propos de l’Union européenne au moment où tous nos partenaires nous demandent d’en parler à nouveau, entre nous et avec eux. C’est d’ailleurs ce que vient de faire - et il a été le premier et le seul - Nicolas Sarkozy ici et à Bruxelles.


Chers amis,
Ce dont je suis sûr c’est que la France ne peut pas se permettre de choisir un Président, ou une présidente, qui se tait, qui hésite et qui attend.

La France ne peut pas être spectatrice de son propre avenir.

Ce dont je suis sûr, c’est que le Président de la République, s’il doit prendre le temps d’écouter et de comprendre, aura surtout à exprimer des convictions, à prendre des décisions, à faire des choix. Sa main ne peut pas trembler s’il on veut que la France soit écoutée et respectée.

Le général de Gaulle, qui a tant compté pour beaucoup d’entre nous, a écrit cette très belle phrase : « Nous sommes un peuple en marche, on nous y force.Le siècle nous y force, mais nous sommes en marche vers une mer inconnue, vers un destin que nous ne savons pas. Pour cette marche, il faut que le peuple soit ensemble ».

Et bien, vers ce destin, dans le monde où nous vivons, vers cette mer inconnue, il nous faut décidément un capitaine qui fixe le cap et qui tienne la barre.

Pour avoir choisi de l’accompagner depuis plus d’un an, je sais et je suis sûr qu’avec Nicolas Sarkozy, nous avons trouvé ce capitaine.


Michel Barnier
Ancien Ministre des affaires étrangères
Conseiller politique de Nicolas Sarkozy

La vidéo de son intervention (et du reste du congrès) est disponible ici.

Nous remercions chaleureusement Monsieur Barnier pour sa participation à L'Avenir de l'Europe, ainsi que pour sa disponibilité et l'aide qu'il nous apporte.
Nous vous invitons à le retrouver sur son site.